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lundi 25 septembre 2017
lundi 18 septembre 2017
samedi 16 septembre 2017
🙃 Le sens du suppositoire : un changement majeur de paradigme
C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo INÉDITE extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon, qui fait partie de ma playlist "Humour du Vivant".
Dans cette vidéo, au beau milieu d'un partage au sujet du changement radical de paradigme qu'est l'éveil, me revient à l'esprit un autre exemple de changement majeur de paradigme, en lien avec... un suppositoire !
Je vous laisse le soin de découvrir ce qui a résulté de cette évocation pour le moins singulière... 😂
🗓 Si vous souhaitez continuer à rire et cheminer en live avec moi sur ce thème et sur d'autres, vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres
🙏🏻 Si vous souhaitez découvrir un exercice pratique pour goûter la paix intérieure, rendez-vous sur cette page : http://www.communification.eu/#vivre-la-detente
🎥 Vous pouvez également vous abonner à ma chaîne YouTube pour être tenu au courant de toutes mes nouvelles vidéos publiées : http://www.youtube.com/c/isabellepadovani?sub_confirmation=1
Vous pouvez soutenir la diffusion ce que partage Isabelle Padovani en faisant un don
(même 1€ contribue !) : http://communification.alwaysdata.net/fsc
jeudi 14 septembre 2017
🌞 Mes 3 meilleures pratiques pour une rentrée punchy ! 🎯
👍🏻 Comment garder sa joie de vivre et son énergie au taquet lorsque c'est la "rentrée", que l'on voit les jours décroître, les températures diminuer et que les vacances sont finies ?
🎤 C'est à cette question que j'ai choisi de répondre par Podcast, en vous partageant mes 3 meilleures pratiques pour vivre une rentrée réussie.
J'ai choisi ce format car vous avez été plus de 4000 à écouter mon dernier podcast sur l'authenticité via SoundCloud ou YouTube et à me témoigner combien ce format audio vous convient, car il vous libère de rester bloqué devant un écran d'ordinateur.
Pour info, l'avantage de SoundCloud est que, une fois l'application installée sur votre téléphone ou tablette, vous pouvez changer d'application et l'audio continue à tourner, contrairement à Youtube (si vous quittez la page YouTube, le son se coupe).
📰 J'ai inséré ce Podcast dans ma Newsletter de rentrée et si vous êtes abonné à ma Newsletter, vous la recevrez ces jours-ci par mail, avec le lien vous permettant d'accéder à ce Podcast de 20 minutes où je vous partage mes 3 meilleures pratiques pour une rentrée pleine d'énergie !
📬 Si vous n'êtes pas abonné à ma Newsletter trimestrielle et souhaitez vous y inscrire et recevoir le lien vers ce Podcast, cliquez sur ce lien : http://bit.ly/3pratiquespourlarentrée
💙 De tout coeur, je vous souhaite le meilleur pour cette rentrée !
🌞 Isabelle Padovani
www.communification.eu
Liens pour télécharger SoundCloud :
- pour IOs : https://itunes.apple.com/us/app/soundcloud-music-audio/id336353151?mt=8
- pour Android : http://soundcloud.fr.uptodown.com/android
vendredi 8 septembre 2017
Mon Royaume n'est pas de ce monde...
Si vous souhaitez en découvrir davantage sur une vision non-duelle
de l'enseignement de Jésus : https://vimeo.com/ondemand/jesusnonduel
jeudi 7 septembre 2017
S'agiter ou se détendre, un choix de chaque instant
Comme suite à mon article d'hier sur le thème de la détente intérieure (http://bit.ly/ArticleDétente), c'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo INÉDITE extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon.
Dans cette vidéo, je partage des pistes sur ce qui peut nous permettre de goûter la détente au quotidien, plutôt que de mettre de l'énergie à nous agiter... en vue d'atteindre la détente !
Je fais le vœu que cette vidéo soutienne notre liberté de choix lorsque nous voyons que nous commençons à nous agiter...
🗓 Si vous souhaitez poursuivre le cheminement en live avec moi sur ce thème et sur d'autres, vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres
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☀️ Dans tous les cas, au plaisir de vous retrouver, au coeur du Vivant !
Isabelle Padovani
www.communification.eu
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mardi 5 septembre 2017
💙 "Le sentiment amoureux est-il compatible avec la paix intérieure ?"
C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo extraite d'une Web-Rencontre en février 2016, dans laquelle je partage des pistes autour de ce questionnement, qui est celui de beaucoup d'êtres engagés simultanément dans une vie de couple et une démarche spirituelle.
Je fais le voeu qu'elle contribue à ce que, par une vision plus claire de la nature de l'Amour, nous soyons à même de goûter davantage de paix intérieure au quotidien...
🗓 Si vous souhaitez poursuivre le cheminement en live avec moi sur ce thème et sur d'autres, vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres
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lundi 4 septembre 2017
dimanche 3 septembre 2017
10 pas vers la Paix
Marshall B. Rosenberg, père de la Communication Nonviolente,
nous a transmis 10 choses que nous pouvons faire pour contribuer à la paix intérieure, interpersonnelle et organisationnelle.
Traduction du texte : Isabelle Padovani
(1) Consacrer du temps chaque jour à réfléchir calmement à la façon dont nous aimerions nous relier à nous-même et aux autres.
(2) Se souvenir que tous les êtres humains ont les mêmes besoins.
(3) Vérifier notre intention afin de voir si nous sommes aussi intéressés par le fait que les autres voient leurs besoins rejoints autant que les nôtres.
(4) Quand on demande à quelqu'un de faire quelque chose, vérifier d'abord si nous sommes en train de poser une exigence ou de faire une demande.
(5) Au lieu de dire ce que nous ne VOULONS PAS que quelqu'un fasse, disons plutôt ce que nous VOULONS que cette personne fasse.
(6) Au lieu de dire ce que nous voudrions qu'une personne SOIT, disons plutôt quelle action nous voudrions que cette personne fasse, action dont nous espérons qu’elle l’aiderait à être de cette manière.
(7) Avant d'agréer ou de nier l'opinion de qui que ce soit, essayons de nous accorder avec ce que la personne ressent et avec ce dont elle a besoin.
(8) Au lieu de dire "Non", exprimons quels besoins nous empêchent de dire "Oui".
(9) Si nous nous sentons contrariés, pensons quels sont nos besoins non rejoints, et ce que nous pourrions faire pour les nourrir, plutôt que de penser à ce qui ne va pas chez les autres ou en nous.
(10) Au lieu de faire l'éloge de quelqu'un qui a fait quelque chose que nous apprécions, exprimons plutôt notre gratitude en lui disant lesquels de nos besoins son action a rejoint.
Marshall B. Rosenberg, père de la Communication NonViolente
Si vous souhaitez faire un pas de plus avec la Communication Nonviolente (CNV),
je vous propose 3 ressources :
📒 Le Memento de la CNV (gratuit, 23 pages), dans lequel vous trouverez des clefs pour explorer votre monde intérieur, ainsi qu'une liste des besoins, pour soutenir votre exploration : http://www.cnv-ip.com/#memento-cnv
🖥 Mon webinaire gratuit "Relever nos défis relationnels avec la Communication Nonviolente" : http://www.cnv-ip.com/#video-gratuite
🔎 La BD "Enquête sur les Émotions, tome 2 : À la source des émotions, les besoins", réalisée par Armella Leung, avec qui j'ai collaboré pour cet ouvrage.
Vous trouverez entre autres dans cette BD une "Carte pour trouver les besoins cachés" que je trouve très précieuse : http://bit.ly/2uokicN
De tout coeur, je vous souhaite le meilleur, vers la paix en vous et autour de vous !
Isabelle Padovani
samedi 2 septembre 2017
Fraîcheur innocente du tout petit
C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo INÉDITE extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon, qui fait partie de ma playlist "Humour du Vivant".
Dans cette vidéo, en plein milieu d'un moment d'intériorisation, me revient à l'esprit une mésaventure matinale sous la douche que j'ai eu l'élan de partager, me disant qu'elle contribuerait peut-être à ce que d'autres se sentent moins seuls en pareille situation... 😃
De manière plus générale, j'aime partager ces moments où l'on se sent "tout petit", car c'est là que nous pouvons nous relier dans la vulnérabilité de notre humanité commune...
Dans cette vidéo, en plein milieu d'un moment d'intériorisation, me revient à l'esprit une mésaventure matinale sous la douche que j'ai eu l'élan de partager, me disant qu'elle contribuerait peut-être à ce que d'autres se sentent moins seuls en pareille situation... 😃
De manière plus générale, j'aime partager ces moments où l'on se sent "tout petit", car c'est là que nous pouvons nous relier dans la vulnérabilité de notre humanité commune...
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Se tendre ou être tendre ?
Je vois une différence de taille entre :
🔹 goûter la paix intérieure et à partir de là, laisser s'exprimer un élan joyeux de réalisation
🔹 tendre vers un objectif en espérant qu'il nous apportera la paix et la joie
Dans le premier cas, si nous atteignons notre objectif, nous goûterons davantage de paix et de joie et si nous ne l'atteignons pas, nous demeurons dans la paix intérieure que nous goûtions avant de nous mettre en mouvement.
Dans le second cas, si nous atteignons notre objectif, nous goûterons la paix et la joie, mais si nous ne l'atteignons pas, nous retrouverons l'état de manque de paix et de joie qui était le nôtre avant de nous mettre en mouvement.
Si vous fonctionnez parfois de la deuxième manière, je vous propose de cheminer quelques instants ensemble sur ce thème, en faisant le voeu que cela augmentera vos chances de goûter la paix et la joie que vous aspirez à vivre...
🚶🏻
Je vous invite à vous demander à quoi vous aspirez le plus, en cet instant...
Prenez le temps, juste là, posez ce livre et interrogez-vous :
"Qu'est-ce que je veux, plus que tout ?"
...
Puis demandez-vous :
"Si cela se passait, qu'est-ce que cela me permettrait de ressentir, comme état intérieur ?"
Peut-être trouverez-vous comme sentiment, la joie, le bien-être, la satisfaction, la fierté, etc.
Posez-vous ensuite cette dernière question :
"Et si je vivais cet état intérieur, comment mon corps se sentirait, ensuite ?"
Quelles que soient vos réponses aux questions précédentes, il y a de fortes chances que la réponse à cette question-ci soit :
"Détendu, mon corps se sentirait détendu, je ressentirais de la détente, dans tout mon corps..."
Oui, quel que soit le besoin que nous cherchions à nourrir par la réalisation que nous souhaitions, ce que nous ressentirons corporellement, une fois cet objectif atteint, sera de la détente.
Une fois au clair sur ce que je recherche vraiment, j’aime me poser la question :
« Est-ce que le chemin qui me conduit à cette destination en a déjà le goût ? »
En d’autres termes, si ma destination est la détente, est-ce que je la goûte déjà, pas à pas, sur le chemin qui est sensé m’y conduire ?
Imaginez un instant : enfin, c’est le grand moment du départ en vacances !
Vous avez rêvé de ce moment depuis des mois, lorsque, submergé de travail, vous aviez l’impression que vous alliez finir par faire un burn-out…
Et puis, enfin, ça y est, les vacances sont là : trois semaines étirent leur horizon somptueusement vides devant vous et vous vous réjouissez de tout ce temps libre à votre disposition.
Ce matin, avec votre famille, vous prenez la route pour cette merveilleuse station balnéaire, dans le sud, où vous allez pouvoir goûter la chaleur et le farniente auxquels tout votre être aspire : cela vous donne une pêche d’enfer et c’est de toute bonne humeur que vous prenez la route vers ce soleil qui vous attend.
Une bonne playlist de musiques qui vous font joie au coeur et hop, vous voilà parti, conduisant votre voiture avec l’enthousiasme de vos vingt ans, chantonnant gaiement avec toute la famille.
Trois heures plus tard, les bouchons à la sortie de Paris, puis sur le périphérique de Lyon ont eu raison de votre joie et le stress commence à vous envahir : « A ce rythme-là, on ne va jamais arriver à l’heure pour prendre les clefs du gîte ! »
Fin des vacances. A cet instant précis.
« Est-ce que le chemin qui me conduit à cette destination en a déjà le goût ? »
Réponse : non !
Je pars en vacances pour me détendre.
Est-ce que la route des vacances a le goût des vacances ?
Si oui, peu importe si la destination ne m’offre pas exactement la détente que j’attendais, parce que je goûte déjà cette détente, sur la route qui m’y conduit…
Si non, je viens d’entrer dans l’enfer de « l’après » : je crois que le bonheur viendra quand je serai arrivé au gîte et tout ce qui va se mettre sur ma route pour y arriver va être considéré comme un obstacle à mon bonheur.
A partir de là, je commence à me tendre vers ce but, me stressant de plus en plus face à tous les imprévus, vivant de plus en plus de tension et de violence intérieure face à tout cela…
La détente, c’est maintenant.
Dans l’instant sans après.
Pour la détente, il n’y a pas d’après.
En cet instant précis, il m’est toujours possible de me détendre.
Mon corps est là, allié bienveillant, m’ouvrant l’accès à ce paradis terrestre que je cherche avec tant de force.
Inspir...
Expir...
Inspir...
Expir...
Inspir...
Expir...
Dans la présence simple à mon souffle, je goûte mon existence.
Le corps est là.
Je suis là.
Le corps ne peut pas être plus présent qu’il ne l’est en cet instant.
Je ne peux pas être plus ce que je suis que je ne suis en train de l’être en cet instant.
Dans la présence consciente à mon existence, je découvre la détente qui a toujours été là. Sans projet. Sans intention. Sans tension.
La Vie se goûtant elle-même, au coeur de cet instant.
Joie pure, sans autre objet que sa seule existence.
De là, je découvre que tout mon fonctionnement habituel est fondé sur une incompréhension majeure, sur un contresens tragique : je crois que c’est en obtenant la satisfaction de mes désirs que j’obtiens la détente, alors que la détente préexiste à mes désirs…
Elle est ce qui est toujours là, entre deux désirs. La réalisation d’un désir, l’obtention de ce que je souhaite me permet simplement de goûter à nouveau à la détente que la tension générée par ma quête d’obtenir ce que je désire m’a voilée.
Le schéma ci-après illustre ce processus :
Lorsque je découvre la réalité de ce fonctionnement, ma vie change, à tout jamais…
Je quitte le monde du bonheur conditionnel, vers lequel je tends, en me tendant, pour entrer dans le royaume de l’attention (a-tension, sans tension), en lequel je goûte ma présence, en étant tendre avec ce qui apparaît en moi, d’instant en instant.
Je peux alors, à chaque instant faire le choix de « me tendre » ou d’« être tendre »…
Isabelle Padovani
Facilitatrice en Communification
jeudi 31 août 2017
Une seule présence, un seul "Je Suis"...
C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo inédite extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon.Dans cette vidéo, je partage des pistes sur l'unité de toutes choses : en elle, nous pouvons vivre une détente intérieure profonde.
Par elle, nous goûtons combien l'unification se vit par inclusion de tout ce qui est, jamais par exclusion.
Le thème peut sembler bien sérieux et pendant les 6 premières minutes de la vidéo, je suis intériorisée, mais c'est bien en riant aux éclats que nous avons découvert avec les participants de ce stage que nous sommes tous des "petits bouts d'Un" ! 😃
Par elle, nous goûtons combien l'unification se vit par inclusion de tout ce qui est, jamais par exclusion.
Le thème peut sembler bien sérieux et pendant les 6 premières minutes de la vidéo, je suis intériorisée, mais c'est bien en riant aux éclats que nous avons découvert avec les participants de ce stage que nous sommes tous des "petits bouts d'Un" ! 😃
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mardi 29 août 2017
🗣 "J'aimerais prendre ma place..."
C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo extraite d'une Rencontre au cœur du Vivant à Paris en novembre 2013, dans laquelle je parle des difficultés que rencontrent certains d'entre nous à "prendre leur place" et je donne des pistes pour sortir de boucles de frustrations et d'impuissance.
Je fais le voeu qu'elle contribue à ce que chaque être découvre la paix d'être à la place qui a toujours été sienne et qu'il n'est nul besoin de "prendre"...
🗓 Si vous souhaitez poursuivre le cheminement en live avec moi sur ce thème et sur d'autres, vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres
🙏🏻 Si vous souhaitez découvrir un exercice pratique pour goûter la paix intérieure, rendez-vous sur cette page : http://www.communification.eu/#vivre-la-detente
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jeudi 24 août 2017
Etre thérapeute à partir de quelle aspiration ?
C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo inédite extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon.
Nous sommes nombreux à avoir un jour ressenti l'appel de consacrer une grande partie de notre vie à prendre soin des autres. Certains d'entre nous ont même décidé d'en faire leur profession : thérapeute.
Mais à partir de quelle aspiration profonde ?
Mon expérience est que, sans clarté sur celle-ci, nous risquons, au fil des années d'exercice en tant que thérapeute, d'éprouver une lassitude, de perdre le "feu sacré" qui nous animait à nos débuts.
Plonger à la source de notre aspiration originelle à contribuer au mieux-être d'autrui peut alors être la clef permettant de retrouver du sens et de l'élan pour ce que nous faisons... ou, si ce n'est pas le cas, d'envisager de changer de métier !
Je fais le voeu que cette vidéo contribue à aider tous les thérapeutes (ou celles et ceux qui se destinent à l'être) à avoir de la clarté sur leur intention, afin que celle-ci soutienne leur élan à exercer avec joie cette vocation.
Nous sommes nombreux à avoir un jour ressenti l'appel de consacrer une grande partie de notre vie à prendre soin des autres. Certains d'entre nous ont même décidé d'en faire leur profession : thérapeute.
Mais à partir de quelle aspiration profonde ?
Mon expérience est que, sans clarté sur celle-ci, nous risquons, au fil des années d'exercice en tant que thérapeute, d'éprouver une lassitude, de perdre le "feu sacré" qui nous animait à nos débuts.
Plonger à la source de notre aspiration originelle à contribuer au mieux-être d'autrui peut alors être la clef permettant de retrouver du sens et de l'élan pour ce que nous faisons... ou, si ce n'est pas le cas, d'envisager de changer de métier !
Je fais le voeu que cette vidéo contribue à aider tous les thérapeutes (ou celles et ceux qui se destinent à l'être) à avoir de la clarté sur leur intention, afin que celle-ci soutienne leur élan à exercer avec joie cette vocation.
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samedi 19 août 2017
Non-violence ne signifie pas passivité...
Certaines personnes peuvent être choquées
que l'on puisse faire le choix de la non-violence
face aux situations de violence extrême où d’expression du terrorisme.
Il existe parfois une confusion
entre non-violence et passivité :
faire le choix de la non-violence
n'a rien à voir avec accepter passivement la violence
et se laisser tuer sans rien dire ou faire...
Comme le disait Martin Luther King :
“Le pouvoir sans amour est dangereux et abusif,
l'amour sans pouvoir est sentimental et anémique.
Le pouvoir à son meilleur est l'amour implémentant la demande de justice,
et la justice à son meilleur est le pouvoir corrigeant tout ce qui fait obstacle à l'amour.”
Marshall Rosenberg, père de la Communication NonViolente,
a consacré toute sa vie à partager des clefs permettant de vivre
un pouvoir au service de l’amour,
transmettant inlassablement une voie spirituelle “d’amour en action”
bien éloignée d’une spiritualité “bénie oui-oui” ne prenant pas en compte
l’âpreté des réalités de notre quotidien,
dans un monde où bon nombre d’êtres humains
agissent depuis un lieu qui n’est plus relié à leur coeur
et au sentiment d’interdépendance avec tout être humain.
Une des clefs qu’il a transmises, dans cet “amour en action”
est "l'usage protecteur de la force"
au service de la préservation de la vie :
cette capacité à poser fermement des limites
lui semblait partie prenante
d'une incarnation réaliste de la non-violence.
Je lui laisse la parole
(extrait de son livre “Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs”) :
« Certaines situations n’offrent aucune ouverture sur le dialogue.
L’usage de la force peut alors s’imposer pour protéger la vie ou les droits de l’individu.
Il se peut par exemple que l’une des parties refuse de communiquer
ou que l’imminence du danger ne laisse pas le temps de dialoguer.
Nous pouvons alors être contraints de recourir à la force.
Le cas échéant, on distingue en Communication NonViolente
l’usage protecteur de la force de l’usage répressif de la force.
L’usage protecteur de la force vise à éviter les dommages corporels ou les injustices,
tandis que l’intention de la force répressive est de faire souffrir des individus
pour les punir de leurs actes perçus comme des méfaits.
Lorsque nous utilisons la force dans un but de protection,
nous pensons à la vie ou aux droits que nous souhaitons protéger
SANS PORTER DE JUGEMENT sur la personne ou sur son comportement.
L’usage protecteur de la force part du principe
que c’est essentiellement par inconscience
que les individus adoptent des comportements dangereux
pour eux-mêmes et pour les autres.
C’est donc par l’information et non par la répression qu’il convient d’y remédier.
L’inconscience peut se manifester sous diverses formes :
a) l’individu ne se rend pas compte des conséquences de ses actes
b) il ne voit pas comment satisfaire ses besoins sans porter préjudice à autrui
c) il est persuadé d’être « en droit » d’infliger une punition ou une douleur aux autres,
sous prétexte qu’ils le « méritent »
d) il est prisonnier de ses fantasmes et croit par exemple qu’une « voix »
lui a ordonné de tuer quelqu’un
L’usage répressif de la force part en revanche du principe
que les individus commettent des délits parce qu’ils sont mauvais ou méchants
et que, pour y remédier, il faut les contraindre au repentir.
Pour les remettre dans le droit chemin, on recourt à l’action répressive, censée
1) leur infliger suffisamment de douleur pour qu’ils comprennent leur erreur
2) les pousser au repentir, et
3) les changer.
Or, dans la pratique, la répression parvient davantage à générer de l’hostilité
ou à renforcer la résistance aux comportements que nous recherchons,
qu’à susciter un repentir et une prise de conscience. »
Le fait que je fasse le choix d’un positionnement non-violent
ne signifie donc pas que je suis contre
un usage protecteur de la force
visant à préserver la vie d'êtres
souhaitant vivre en paix…
J’ai simplement conscience que,
lorsque la violence reçue
a meurtrie les corps et les cœurs,
le risque est grand que nous fassions
(ou validions nos dirigeants pour faire)
le choix d’un usage punitif de la force,
dont je connais les conséquences désastreuses,
en termes d’engrenage de la violence…
En ce cas, je tente alors de mon mieux de préserver ma capacité à pouvoir :
1) accueillir avec compassion ce que je ressens, en lien avec la violence vécue
2) conserver ma capacité à garder mon cœur ouvert, afin de pouvoir, au-delà des actions tragiques qu’il peut commettre, me relier à ce qui anime un être humain qui fait le choix de la violence
3) poser des actions concrètes au service de la vie
(incluant faire un usage protecteur de la force pour la préserver)
J’ai l’expérience que, à la seconde où je perds l’une ou l’autre de ces capacités,
je commence à entrer dans le champ même de la violence dont je cherche à me préserver…
Ainsi, faire le choix de la non-violence n’est pas synonyme de passivité,
mais bien du refus de poser certains actes depuis le même lieu que la violence
que nous ne voulons pas vivre.
Etre ferme et poser des limites font intégralement partie de la non-violence
que nous a partagée Marshall Rosenberg et sont être triplement au service :
- de celui/celle dont nous cherchons à préserver la vie
- de celui/celle envers qui nous exerçons cet usage protecteur de la force, car nous l’empêchons de faire quelque chose qu’il regrettera toute sa vie, une fois reconnecté à son coeur
- de nous-même, car si je laisse quelqu’un porter atteinte à la vie d’un être humain, je risque de perdre tout respect de moi, tout amour de moi. Ultimement, je pourrais faire le choix de me couper de mes émotions, de mon coeur, entrant ainsi dans la zone dangereuse où un être humain, lorsqu’il est coupé du vivant qui le traverse, peut devenir capable de porter atteinte à la vie d’autres êtres humains. Par ma passivité, je cours le risque de devenir le type d’individu dont je condamne les actes aujourd’hui.
J’espère que cet article apportera de la clarté sur la non-violence active que je choisis de vivre et s’il vous incite à en savoir plus sur cette approche, ma joie sera grande.
Si cela vous dit, vous pouvez trouver des textes, vidéos, bibliographie et autres informations sur mon site dédié à la Communication NonViolente : www.cnv-ip.com
Isabelle Padovani
que l'on puisse faire le choix de la non-violence
face aux situations de violence extrême où d’expression du terrorisme.
Il existe parfois une confusion
entre non-violence et passivité :
faire le choix de la non-violence
n'a rien à voir avec accepter passivement la violence
et se laisser tuer sans rien dire ou faire...
Comme le disait Martin Luther King :
“Le pouvoir sans amour est dangereux et abusif,
l'amour sans pouvoir est sentimental et anémique.
Le pouvoir à son meilleur est l'amour implémentant la demande de justice,
et la justice à son meilleur est le pouvoir corrigeant tout ce qui fait obstacle à l'amour.”
Marshall Rosenberg, père de la Communication NonViolente,
a consacré toute sa vie à partager des clefs permettant de vivre
un pouvoir au service de l’amour,
transmettant inlassablement une voie spirituelle “d’amour en action”
bien éloignée d’une spiritualité “bénie oui-oui” ne prenant pas en compte
l’âpreté des réalités de notre quotidien,
dans un monde où bon nombre d’êtres humains
agissent depuis un lieu qui n’est plus relié à leur coeur
et au sentiment d’interdépendance avec tout être humain.
Une des clefs qu’il a transmises, dans cet “amour en action”
est "l'usage protecteur de la force"
au service de la préservation de la vie :
cette capacité à poser fermement des limites
lui semblait partie prenante
d'une incarnation réaliste de la non-violence.
Je lui laisse la parole
(extrait de son livre “Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs”) :
« Certaines situations n’offrent aucune ouverture sur le dialogue.
L’usage de la force peut alors s’imposer pour protéger la vie ou les droits de l’individu.
Il se peut par exemple que l’une des parties refuse de communiquer
ou que l’imminence du danger ne laisse pas le temps de dialoguer.
Nous pouvons alors être contraints de recourir à la force.
Le cas échéant, on distingue en Communication NonViolente
l’usage protecteur de la force de l’usage répressif de la force.
L’usage protecteur de la force vise à éviter les dommages corporels ou les injustices,
tandis que l’intention de la force répressive est de faire souffrir des individus
pour les punir de leurs actes perçus comme des méfaits.
Lorsque nous utilisons la force dans un but de protection,
nous pensons à la vie ou aux droits que nous souhaitons protéger
SANS PORTER DE JUGEMENT sur la personne ou sur son comportement.
L’usage protecteur de la force part du principe
que c’est essentiellement par inconscience
que les individus adoptent des comportements dangereux
pour eux-mêmes et pour les autres.
C’est donc par l’information et non par la répression qu’il convient d’y remédier.
L’inconscience peut se manifester sous diverses formes :
a) l’individu ne se rend pas compte des conséquences de ses actes
b) il ne voit pas comment satisfaire ses besoins sans porter préjudice à autrui
c) il est persuadé d’être « en droit » d’infliger une punition ou une douleur aux autres,
sous prétexte qu’ils le « méritent »
d) il est prisonnier de ses fantasmes et croit par exemple qu’une « voix »
lui a ordonné de tuer quelqu’un
L’usage répressif de la force part en revanche du principe
que les individus commettent des délits parce qu’ils sont mauvais ou méchants
et que, pour y remédier, il faut les contraindre au repentir.
Pour les remettre dans le droit chemin, on recourt à l’action répressive, censée
1) leur infliger suffisamment de douleur pour qu’ils comprennent leur erreur
2) les pousser au repentir, et
3) les changer.
Or, dans la pratique, la répression parvient davantage à générer de l’hostilité
ou à renforcer la résistance aux comportements que nous recherchons,
qu’à susciter un repentir et une prise de conscience. »
Le fait que je fasse le choix d’un positionnement non-violent
ne signifie donc pas que je suis contre
un usage protecteur de la force
visant à préserver la vie d'êtres
souhaitant vivre en paix…
J’ai simplement conscience que,
lorsque la violence reçue
a meurtrie les corps et les cœurs,
le risque est grand que nous fassions
(ou validions nos dirigeants pour faire)
le choix d’un usage punitif de la force,
dont je connais les conséquences désastreuses,
en termes d’engrenage de la violence…
En ce cas, je tente alors de mon mieux de préserver ma capacité à pouvoir :
1) accueillir avec compassion ce que je ressens, en lien avec la violence vécue
2) conserver ma capacité à garder mon cœur ouvert, afin de pouvoir, au-delà des actions tragiques qu’il peut commettre, me relier à ce qui anime un être humain qui fait le choix de la violence
3) poser des actions concrètes au service de la vie
(incluant faire un usage protecteur de la force pour la préserver)
J’ai l’expérience que, à la seconde où je perds l’une ou l’autre de ces capacités,
je commence à entrer dans le champ même de la violence dont je cherche à me préserver…
Ainsi, faire le choix de la non-violence n’est pas synonyme de passivité,
mais bien du refus de poser certains actes depuis le même lieu que la violence
que nous ne voulons pas vivre.
Etre ferme et poser des limites font intégralement partie de la non-violence
que nous a partagée Marshall Rosenberg et sont être triplement au service :
- de celui/celle dont nous cherchons à préserver la vie
- de celui/celle envers qui nous exerçons cet usage protecteur de la force, car nous l’empêchons de faire quelque chose qu’il regrettera toute sa vie, une fois reconnecté à son coeur
- de nous-même, car si je laisse quelqu’un porter atteinte à la vie d’un être humain, je risque de perdre tout respect de moi, tout amour de moi. Ultimement, je pourrais faire le choix de me couper de mes émotions, de mon coeur, entrant ainsi dans la zone dangereuse où un être humain, lorsqu’il est coupé du vivant qui le traverse, peut devenir capable de porter atteinte à la vie d’autres êtres humains. Par ma passivité, je cours le risque de devenir le type d’individu dont je condamne les actes aujourd’hui.
J’espère que cet article apportera de la clarté sur la non-violence active que je choisis de vivre et s’il vous incite à en savoir plus sur cette approche, ma joie sera grande.
Si cela vous dit, vous pouvez trouver des textes, vidéos, bibliographie et autres informations sur mon site dédié à la Communication NonViolente : www.cnv-ip.com
Isabelle Padovani
vendredi 18 août 2017
Comment garder son coeur ouvert, alors qu’il peut être brisé chaque jour ?
Grande est la tristesse en mon coeur en découvrant les attentats frappant l'Espagne depuis hier...
Comme des milliers d'entre nous, mon coeur s'est brisé au moment où j'ai appris la nouvelle : tristesse en pensant aux victimes, à leurs familles, à leurs proches...
Tristesse en me reliant à tout ce que l'ignorance et la poursuite d'intérêts personnels peuvent générer comme violence pour le collectif...
Comme bon nombre d'entre nous, des parts de moi se sentent bien démunies face à ces expressions de violence meurtrière qui frappent depuis des années partout dans le monde.
En ces moments-là, je prends le temps de les accueillir, avec douceur, avec tendresse, je ne me dis pas "Tout est parfait, c'est la Vie qui joue avec elle-même" ou d'autres phrases toutes faites issues d'une spiritualité mal comprise qui serait déconnectée de la réalité de notre humanité.
J'accueille toutes les parts qui s'expriment en moi : celles qui expriment leur colère face à la folie des hommes, celles qui sont désespérées de la lenteur de l'évolution de la conscience humaine, celles qui pleurent en silence, sans rien dire...Je vois combien ma tristesse est profonde, à la fois en lien avec les victimes, mais aussi en lien avec les réactions de violence et de haine que ces attentats suscitent.
Tristesse de voir la boucle de la violence s'alimenter ainsi.
Mon réconfort, en ces moments-là, est de choisir de garder mon coeur ouvert, alors même qu'il est brisé. Je pourrais choisir de fermer mon coeur, en croyant les jugements qui me traversent sur les personnes ayant perpétré ou commandité ces attentats.
Mais je sais que je contribuerai alors, ce faisant, à nourrir la violence que je déplore...
Je choisis donc de vivre cette douleur-là, de rester avec mon coeur brisé, en accueillant tout ce qu'il exprime : c’est pour moi une douleur plus douce que celle d’être coupée, en fermant mon coeur, de la source d’amour qui le traverse.
Je choisis de vivre cette douleur-là, car, en me donnant les moyens de l’accueillir, l’amour que je goûte me permet de conserver la capacité à me relier de cœur à cœur avec moi-même et avec tous les êtres.
A partir de là, je ne me dis toujours pas que "Tout va bien, j'aime tous les êtres humains, tout est parfait"... car je veux être réaliste avec tout ce qui se vit en moi et prendre en compte les parts de moi ne trouvent pas du tout que "tout est parfait".
Au lieu de faire cela, je prends le temps de regarder quelle action concrète, je pourrais poser, en cet instant, pour contribuer à manifester le monde de paix dans lequel j'aspire à vivre : juste là, rédiger ce texte est ma première action du jour en ce sens.
Je fais le voeu que ce petit texte soit un soutien pour toutes celles et ceux d'entre vous qui ont le coeur brisé depuis hier soir et qui n'ont cependant pas de joie à nourrir le cercle de la violence.
Pour approfondir sur ce thème, vous pouvez lire cet interview que Regard Bouddhiste avait réalisé avec moi, après les attentats du Bataclan en 2015 : http://bit.ly/coeurbriseouvert
Pour découvrir ce que Marshall Rosenberg, père de la Communication NonViolente, dit au sujet de ce type de situations : http://bit.ly/laquestionduterrorisme
De mon coeur brisé ouvert au vôtre, avec amour,
Isabelle Padovani
www.communification.eu
Comme des milliers d'entre nous, mon coeur s'est brisé au moment où j'ai appris la nouvelle : tristesse en pensant aux victimes, à leurs familles, à leurs proches...
Tristesse en me reliant à tout ce que l'ignorance et la poursuite d'intérêts personnels peuvent générer comme violence pour le collectif...
Comme bon nombre d'entre nous, des parts de moi se sentent bien démunies face à ces expressions de violence meurtrière qui frappent depuis des années partout dans le monde.
En ces moments-là, je prends le temps de les accueillir, avec douceur, avec tendresse, je ne me dis pas "Tout est parfait, c'est la Vie qui joue avec elle-même" ou d'autres phrases toutes faites issues d'une spiritualité mal comprise qui serait déconnectée de la réalité de notre humanité.
J'accueille toutes les parts qui s'expriment en moi : celles qui expriment leur colère face à la folie des hommes, celles qui sont désespérées de la lenteur de l'évolution de la conscience humaine, celles qui pleurent en silence, sans rien dire...Je vois combien ma tristesse est profonde, à la fois en lien avec les victimes, mais aussi en lien avec les réactions de violence et de haine que ces attentats suscitent.
Tristesse de voir la boucle de la violence s'alimenter ainsi.
Mon réconfort, en ces moments-là, est de choisir de garder mon coeur ouvert, alors même qu'il est brisé. Je pourrais choisir de fermer mon coeur, en croyant les jugements qui me traversent sur les personnes ayant perpétré ou commandité ces attentats.
Mais je sais que je contribuerai alors, ce faisant, à nourrir la violence que je déplore...
Je choisis donc de vivre cette douleur-là, de rester avec mon coeur brisé, en accueillant tout ce qu'il exprime : c’est pour moi une douleur plus douce que celle d’être coupée, en fermant mon coeur, de la source d’amour qui le traverse.
Je choisis de vivre cette douleur-là, car, en me donnant les moyens de l’accueillir, l’amour que je goûte me permet de conserver la capacité à me relier de cœur à cœur avec moi-même et avec tous les êtres.
A partir de là, je ne me dis toujours pas que "Tout va bien, j'aime tous les êtres humains, tout est parfait"... car je veux être réaliste avec tout ce qui se vit en moi et prendre en compte les parts de moi ne trouvent pas du tout que "tout est parfait".
Au lieu de faire cela, je prends le temps de regarder quelle action concrète, je pourrais poser, en cet instant, pour contribuer à manifester le monde de paix dans lequel j'aspire à vivre : juste là, rédiger ce texte est ma première action du jour en ce sens.
Je fais le voeu que ce petit texte soit un soutien pour toutes celles et ceux d'entre vous qui ont le coeur brisé depuis hier soir et qui n'ont cependant pas de joie à nourrir le cercle de la violence.
Pour approfondir sur ce thème, vous pouvez lire cet interview que Regard Bouddhiste avait réalisé avec moi, après les attentats du Bataclan en 2015 : http://bit.ly/coeurbriseouvert
Pour découvrir ce que Marshall Rosenberg, père de la Communication NonViolente, dit au sujet de ce type de situations : http://bit.ly/laquestionduterrorisme
De mon coeur brisé ouvert au vôtre, avec amour,
Isabelle Padovani
www.communification.eu
jeudi 17 août 2017
Comment faire le deuil d'une relation fraternelle
C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo inédite extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon.
Il est souvent douloureux de faire le deuil d'une relation qui n'est pas nourrissante pour nous, au quotidien...
Lorsqu'il s'agit d'une relation amicale ou amoureuse, on peut cependant avoir l'espoir de trouver un nouvel ami ou un nouvel amoureux qui nous corresponde davantage, mais quand c'est d'un frère qu'il s'agit, comment faire le deuil d'une relation si unique ?
Je fais le voeu que cette vidéo contribue à aider toutes celles et ceux qui vivent des situations relationnelles douloureuses dans leur famille et qu'elle soutienne votre capacité à écouter les multiples aspects de votre famille intérieure....
Il est souvent douloureux de faire le deuil d'une relation qui n'est pas nourrissante pour nous, au quotidien...
Lorsqu'il s'agit d'une relation amicale ou amoureuse, on peut cependant avoir l'espoir de trouver un nouvel ami ou un nouvel amoureux qui nous corresponde davantage, mais quand c'est d'un frère qu'il s'agit, comment faire le deuil d'une relation si unique ?
Je fais le voeu que cette vidéo contribue à aider toutes celles et ceux qui vivent des situations relationnelles douloureuses dans leur famille et qu'elle soutienne votre capacité à écouter les multiples aspects de votre famille intérieure....
Vous pouvez soutenir la diffusion ce que partage Isabelle Padovani en faisant un don
(même 1€ contribue !) : http://communification.alwaysdata.net/fsc
mercredi 16 août 2017
Câliner l'instant
Chaque instant nous propose un choix :
entrer en amitié avec ce qui survient,
ou le combattre.
Aucun de ces choix n'est "bon" ou "mauvais" :
chacun a ses conséquences, simplement.
Câliner l'instant est mon choix préféré,
car à la seconde où j'entre en guerre avec la réalité,
je quitte le royaume de ma paix intérieure...
Éternelle apprentie de la non-violence
envers moi-même et tout ce qui est,
lorsque j'ai envie de m'opposer à quelque chose
je tourne résolument mon attention
vers ce qui en moi, à ce moment-là,
est affecté par ce qui se passe.
J'offre alors le câlin, la tendresse, la compassion,
à cet aspect de l'Enfant-Moi
qui est heurté en cet instant
par ce que la Vie lui propose.
Avec douceur et attention,
j'écoute ce qui est en jeu pour lui,
jusqu'à ce qu'il se sente compris.
Quelque chose se détend alors,
se décontracte en lui...
Je regarde ensuite avec lui
ce qui pourrait nous permettre de vivre cette réalité
en prenant autant en compte
ce qu'il ressent que ce qui est.
Ensemble, nous cherchons alors
l'action concrète qui nous permettra de goûter
la douceur d'être en paix en soi
et avec ce qui survient.
Puisse ce jour être pour nous
l'occasion de "câliner l'instant" !
Isabelle Padovani
www.communification.eu
dimanche 13 août 2017
En toi, je suis...
Il nous arrive parfois de nous mettre en tension en cherchant à atteindre certaines destinations géographiques, mais les plus grandes tensions que j’ai connues ont été celles vécues vers des destinations spirituelles.
Il m’a fallu de nombreuses années de cheminement spirituel pour me rendre compte de la tension intérieure que cette quête même stimulait en moi.
J’ai alors mis toute mon attention à trouver ce qui m’éloignait de cette détente et j’ai découvert, atterrée, que ce qui me mettait le plus en tension était précisément les parts de moi qui avaient encore des aspirations spirituelles élevées : en d’autres termes, les parts de moi qui avaient une idée de ce qu’est « être éveillé » et qui passaient leur temps à la comparer ma façon d’être, se mettant en tension à chaque fois qu’elles trouvaient un décalage entre les deux...
Cette prise de conscience, douloureuse, mais évidente, m’amena en 2013 à proférer ce que ces mêmes parts considérèrent immédiatement comme un « blasphème » : « Et bien, si c’est pour se gâcher ainsi la vie avec la notion d’éveil, je renonce à l’éveil ! Tant pis, je ne vivrai pas une « vie éveillée », à partir de maintenant, je serai juste telle que je suis en cessant de chercher à être autre chose que ce que je suis en train d’être !»
L’effet de cette phrase eut sur moi un effet immédiat : je sentis à la seconde tout mon corps se détendre et je connus au même instant une expérience d’unité aussi vaste que celles que j’avais pu goûter en 2009.
Du cœur de cet espace infiniment ouvert, une voix s’éleva avec force, faisant résonner chaque atome de mon être : « Je suis ce que Je suis ! ».
Je tressaillis en ressentant la force de cette affirmation et sentis s’écrouler au sein de l’Histoire-Moi les derniers vestiges d’une identification subtile mais toujours présente à un « moi-idéal » : une vague infinie de tendresse m’envahit alors et je fondis en larmes en mesurant la violence que ces parts spirituelles m’infligeaient depuis des années (violence qui était à la mesure de leur aspiration à vivre de la manière qu’elle considérait comme la plus « élevée spirituellement »).
Puis, émanant du cœur de ce silence souriant qui embrasse tout ce qui est, la voix aimante de la Vie continua à me parler :
"En toi je joue à m’oublier…
depuis l’espace de l’immuabilité,
je joue à courir,
pour me goûter en tant que mouvement…
Depuis l’espace de la tranquillité,
je joue à l’agitation,
pour me goûter en tant qu’intensité…
Depuis l’espace de la complétude,
je joue au manque,
pour me goûter en tant qu’aspiration…
Je Suis tout ce qui Est…
La Quête, la fin de la Quête,
le Chercheur, le Cherché,
la Roue et son Axe,
l’espace en lequel tout cela apparaît et disparaît…
Je sais la séparation, l’incomplétude que tu expérimentes…
Je l’ai créée, pour la joie de m’y redécouvrir dans toute l’immensité de ma plénitude !
Si tu entends ma voix en cet instant,
dans le secret de ton cœur
ou par la voix d’un compagnon de route,
c’est que j’aspire à présent à me manifester en toi
en tant que complétude, sérénité, joie pure…
C’est moi qui initie ton élan à me retrouver,
c’est moi qui crée le Chercheur…
et à un moment donné,
c’est encore moi qui crée son aspiration à disparaître…
Comprenant tout cela,
demeure pour toi la question du « comment ? »…
La réponse est simple… la voici :
je joue à me cacher en toi par le voile du mental…
je joue à me retrouver en toi par le dévoilement du cœur…
Remplace chacun de tes « pourquoi ? »
par un « pour qui ? »
et au cœur de chaque réponse,
tu découvriras que tout ce qui advient est là pour toi,
juste pour toi, sans nul autre projet que tu l’expérimentes,
que je le goûte en tant que toi…
Connais la merveille unique que tu es pour moi :
en des milliards d’années d’évolution,
en la multitude des manifestations de ma source,
tu es le seul à goûter cet instant, créé pour toi, juste pour toi…
Par l’un je joue à me goûter en tant que tout ce qui est,
par l’autre je joue à me goûter en tant qu’être séparé.
Viens mon Bien-Aimé,
laisse-toi aller dans les bras
de la simplicité de cet instant
en lequel rien ne manque,
sauf ta présence pour le goûter..."
Alors, mon Enfant-Moi s’est enfin abandonné totalement dans les bras du Père-Mère…
Alors, il a permis à la Vie de s’aimer en lui…
Alors il a goûté le sel de ses larmes
et y a découvert, émerveillé,
le goût de l’océan infini en lequel il aspirait à s’immerger…
Isabelle Padovani
www.communification.eu
Il m’a fallu de nombreuses années de cheminement spirituel pour me rendre compte de la tension intérieure que cette quête même stimulait en moi.
J’ai alors mis toute mon attention à trouver ce qui m’éloignait de cette détente et j’ai découvert, atterrée, que ce qui me mettait le plus en tension était précisément les parts de moi qui avaient encore des aspirations spirituelles élevées : en d’autres termes, les parts de moi qui avaient une idée de ce qu’est « être éveillé » et qui passaient leur temps à la comparer ma façon d’être, se mettant en tension à chaque fois qu’elles trouvaient un décalage entre les deux...
Cette prise de conscience, douloureuse, mais évidente, m’amena en 2013 à proférer ce que ces mêmes parts considérèrent immédiatement comme un « blasphème » : « Et bien, si c’est pour se gâcher ainsi la vie avec la notion d’éveil, je renonce à l’éveil ! Tant pis, je ne vivrai pas une « vie éveillée », à partir de maintenant, je serai juste telle que je suis en cessant de chercher à être autre chose que ce que je suis en train d’être !»
L’effet de cette phrase eut sur moi un effet immédiat : je sentis à la seconde tout mon corps se détendre et je connus au même instant une expérience d’unité aussi vaste que celles que j’avais pu goûter en 2009.
Du cœur de cet espace infiniment ouvert, une voix s’éleva avec force, faisant résonner chaque atome de mon être : « Je suis ce que Je suis ! ».
Je tressaillis en ressentant la force de cette affirmation et sentis s’écrouler au sein de l’Histoire-Moi les derniers vestiges d’une identification subtile mais toujours présente à un « moi-idéal » : une vague infinie de tendresse m’envahit alors et je fondis en larmes en mesurant la violence que ces parts spirituelles m’infligeaient depuis des années (violence qui était à la mesure de leur aspiration à vivre de la manière qu’elle considérait comme la plus « élevée spirituellement »).
Puis, émanant du cœur de ce silence souriant qui embrasse tout ce qui est, la voix aimante de la Vie continua à me parler :
"En toi je joue à m’oublier…
depuis l’espace de l’immuabilité,
je joue à courir,
pour me goûter en tant que mouvement…
Depuis l’espace de la tranquillité,
je joue à l’agitation,
pour me goûter en tant qu’intensité…
Depuis l’espace de la complétude,
je joue au manque,
pour me goûter en tant qu’aspiration…
Je Suis tout ce qui Est…
La Quête, la fin de la Quête,
le Chercheur, le Cherché,
la Roue et son Axe,
l’espace en lequel tout cela apparaît et disparaît…
Je sais la séparation, l’incomplétude que tu expérimentes…
Je l’ai créée, pour la joie de m’y redécouvrir dans toute l’immensité de ma plénitude !
Si tu entends ma voix en cet instant,
dans le secret de ton cœur
ou par la voix d’un compagnon de route,
c’est que j’aspire à présent à me manifester en toi
en tant que complétude, sérénité, joie pure…
C’est moi qui initie ton élan à me retrouver,
c’est moi qui crée le Chercheur…
et à un moment donné,
c’est encore moi qui crée son aspiration à disparaître…
Comprenant tout cela,
demeure pour toi la question du « comment ? »…
La réponse est simple… la voici :
je joue à me cacher en toi par le voile du mental…
je joue à me retrouver en toi par le dévoilement du cœur…
Remplace chacun de tes « pourquoi ? »
par un « pour qui ? »
et au cœur de chaque réponse,
tu découvriras que tout ce qui advient est là pour toi,
juste pour toi, sans nul autre projet que tu l’expérimentes,
que je le goûte en tant que toi…
Connais la merveille unique que tu es pour moi :
en des milliards d’années d’évolution,
en la multitude des manifestations de ma source,
tu es le seul à goûter cet instant, créé pour toi, juste pour toi…
Par l’un je joue à me goûter en tant que tout ce qui est,
par l’autre je joue à me goûter en tant qu’être séparé.
Viens mon Bien-Aimé,
laisse-toi aller dans les bras
de la simplicité de cet instant
en lequel rien ne manque,
sauf ta présence pour le goûter..."
Alors, mon Enfant-Moi s’est enfin abandonné totalement dans les bras du Père-Mère…
Alors, il a permis à la Vie de s’aimer en lui…
Alors il a goûté le sel de ses larmes
et y a découvert, émerveillé,
le goût de l’océan infini en lequel il aspirait à s’immerger…
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