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vendredi 13 mai 2016

Conférence à Paris avec David Ciussi le vendredi 10 juin 2016 à 19h45 au Forum 104



CONFERENCE LE VENDREDI 10 JUIN 2016 DE 19H45 à 21H30
sur le thème "Pratiquer le lâcher-prise pour être naturellement présent"
avec David Ciussi - www.davidciussi.com 

J'ai la joie de vous annoncer que mon guide bien-aimé, l'ami spirituel avec lequel je chemine depuis 10 ans, David Ciussi, proposera une conférence à Paris le 10 juin prochain, sur le thème "Pratiquer le lâcher-prise pour être naturellement présent" au Forum 104, de 19h45 à 21h30.
Pas d'inscription préalable nécessaire.

Cette conférence sera suivie d'un atelier les 11 et 12 juin 2016 sur le thème "Penser ou expérimenter ?".
Lieu : Association Adèle Picot, 39 rue Notre-Dame des Champs 75006 Paris, salle Clorivière 2 (au fond du jardin à gauche).
Pour tous renseignements et pour vous inscrire : david.ciussi@orange.fr ou 04 93 81 39 05

Je vous souhaite le meilleur en sa compagnie !
Isabelle Padovani

lundi 13 juillet 2015

Un moment avec David Ciussi...



J'ai la joie de vous partager cette émission de radio faite avec David Ciussi,
mon guide bien-aimé...

Pour l'écouter, cliquez ICI

Pour aller plus loin en sa compagnie : www.davidciussi.com

(Isabelle Padovani - www.communification.eu)

mardi 22 mai 2012

Vivre âgé ou vivre sans âge ?




Quelle est ma relation avec la vie qui jaillit dans chaque instant, suis-je bourgeon, vieille branche ou l’avenir de tous les possibles…?

Aimez-vous jaillir, apparaître de votre sommeil profond avec l’envie d’explorer la nouvelle journée qui s’offre à vous, d’en faire une aventure, ou cherchez- vous à tout contrôler et gérer pour n’avoir pas d’imprévus ?
Etes-vous ému d’exister, de vivre, sans vous en justifier… 
...ou avez- vous la pression de la réussite donc de l’échec ?
Quelle est votre alliance avec le temps qui passe, êtes vous dans une obligation de vous synchroniser « avec le temps mécanique d’une horloge » ou est ce que vous savourez chaque respiration, chaque regard, chaque atmosphère paysagée ?
Est-ce que vous agissez avec plein d’allant, curieux, en ayant envie de vivre pleinement votre journée ou est ce que vous vous éprouvez fatigué, la tête remplie de pensées des choses que vous avez à faire…?
Votre identité est-elle construite par votre mémoire mécanique ou est-ce que vous vous étonnez de mémoriser et d’oublier … ?
Est ce que votre journée est un chemin de croix parsemée de corvées, de retards et d’impatience ou alors votre présence s’enrichit-elle de rendez vous intimes et joyeux avec tout ce qui Est ?
Aimez-vous inviter les autres à jouer à la vie avec vous ou pratiquez vous « le sérieux et la performance » ... ?
Aimez-vous vous endormir sereinement : rêver, oublier, renaitre chaque matin, comme si vous étiez le voyage et la destination, la vie et son invention ou bien votre vie est–elle plate, sans surprise et sans invitation ?
Aimez-vous penser, imaginer, inventer, vous adapter aux différences et aux conflits ou craignez-vous le réel quotidien ?

Votre quotidien voyage… sur cette terre… à 1600 kms/h dans le cosmos depuis des milliards d’années, en êtes vous surpris ?!
Est-ce que vous aimez apprendre à exister en conscience ou est-ce que seule l’idée de vieillir ou de rajeunir vous préoccupe ?
Etes-vous prêt à l’immédiateté de l’imprévu qui souffle le château de cartes des certitudes, ou bien vous prenez-vous pour une personne immortelle comme si le temps était un dû ?
Aimez-vous être l’infinie présence de la jeunesse éternelle, sans la peur de passer la « porte des étoiles », qui se présente dans chaque regard ou chose vue et émue…?

Mes Amis, ce qui se fait dans chaque instant pour nous donner la vie, est plus qu’un miracle, c’est la VIE… 
Seule la vie ne meurt pas car si la vie mourrait, « toutes les formes manifestées » auraient disparu définitivement… plus d’humains, d’animaux, de plantes, etc .
Vivre en conscience de l’instant présent qui réconcilie le passé le présent et le futur donne la découverte du passage et la connaissance ludique, simplifiante, apaisante de ce qui pulse et bat au plus profond de notre vie matérielle devenue notre essence spirituelle.
Ces métamorphoses sont incessantes, impensables pour la pensée mécanique et pour « l’humain machine » mais elles sont joyeuses, ludiques, jaillissantes, structurantes pour l’humain spirituel sans âge vivant, incarné maintenant qui sait « vieillir jeune ».

mercredi 18 avril 2012

De l'injonction à l'excellence à "l'imperfectitude"...


Article paru dans la revue Vivre


Je vous propose de lire ce courriel que je viens de recevoir d’une étudiante… 

 « Toujours sous pression, qu’elle soit sociale ou parentale…tellement sous pression, que mon corps a fini par la rejeter et en tomber malade…L’entourage attendait beaucoup de moi et j’attendais tant de mon entourage, je l’avais en moi ! Je me souviens qu’avant de tomber malade, lorsque j’étais en première année de médecine, le jour du premier partiel plus exactement, j’étais vraiment très stressée, et puis je suis passée devant un mendiant dans la rue. Et là je me suis dit que ma seule préoccupation c’était de réussir un examen, alors que lui ses préoccupations étaient de savoir où dormir, quoi manger, à qui parler… Et là, j’ai relativisé et je me suis rendue compte de la chance que j’avais ! Bien sûr, cela ne m’a pas empêché de tomber malade, mais même le rapport à la maladie change la vision que l’on a du monde ! Lorsque je suis en période de crise : je souffre, quand je ne suis pas en crise : je revis ! Je profite de chaque instant, une anecdote toute bête : je marche ! Je profite de chaque occasion que j’ai de me déplacer pour marcher parce qu’en période de crise la fatigue est telle que je marche aussi rapidement qu’une personne de 90 ans alors que j’en ai 23 ! Avec la maladie j’ai réappris à marcher, à comprendre que c’était un réel cadeau et j’en profite tous les jours ! » 

 Mes Amis, cet émouvant témoignage nous parle intimement … oui nous souffrons tous de ces injonctions à la réussite. Pression extérieure et pression que nous nous mettons nous même… Y a t-il une pédagogie plus féconde ! Aimez vous apprendre de vos erreurs ?... de vos hésitations, de vos doutes, de vos incertitudes, de vos émotions et de vos joies… ! Aimez-vous retenir, recommencer et transformer votre relation avec vous même en rapport avec le monde réel… ?

« L’imperfectitude » Recommencer de nouveau, c’est essayer… sans peurs…
 Dans le mot « essayer » est déjà inclus le succès, l’esprit de la première fois où agir n’est pas réussir mais aimer exister et expérimenter en agissant. Agir, c’est se renouveler sans cesse et s’encourager pour qu’émerge la joie de partager nos projets et nos rêves les plus optimistes, c’est ressentir l’intelligence de l’univers en nous… !!! C’est agir en faisant des essais-erreurs en dépassant la peur de se tromper. Ne les comptabilisons pas, c’est la somme de tous nos échecs acceptés, transformés dans la joie d’apprendre de nouveau. Vivez l’esprit de la première fois comme dans l’enfance quand vous aimiez apprendre de tout sans vous juger.
Redécouvrez la motivation première incluse dans l’idée de ne pas échouer, c’est retrouver la joie d’exister, de jouer et d’oser agir : « la pensée-action-satisfaction », le plaisir de l’action, non pas pour réussir mais seulement pour s’éprouver librement en oubliant le jugement d’incompétence que l’on aura sur soi. Oubliez le désir de perfection qui génère, en cas d’échec, de la dévalorisation, du découragement, voire de l’inhibition, ce qui vous rendra laxiste, déprimé et paresseux. Soyez au cœur de vos émotions face à la différence et au changement. Ne réussissez pas à devenir un autre plus comme ceci ou comme cela, cela vous éloignerait d’ici et maintenant, essayez simplement d’être vous-même avec un peu d’humour et de tendresse pour vous…
Rire c’est aimer apprendre. 
Souffrir c’est ne pas aimer se tromper.
Osons, redécouvrons un lien plus familier entre nous, soyons plus audacieux, « les meilleurs » pour éradiquer la pauvreté, la violence, les guerres, le terrorisme… voilà l’exploit collectif à réaliser. Contactons avec lucidité l’intelligence universelle qui œuvre déjà en nous, voilà le sens de notre vie.


vendredi 9 décembre 2011

Pardonner


Article paru dans le n°222 de la revue Recto-Verseau


Pourquoi pardonner ?
Ne pas pardonner consiste à vivre dans les remords, les inquiétudes, le besoin de se venger. Cela affaiblit nos défenses immunitaires et nous isole socialement, spirituellement et universellement. Un humain qui a retrouvé le chemin de son cœur ne se sent plus coupable. Il n’ étudie pas son ombre pour s’aimer. Il aime ce qui est, lui inclus dans le spectacle du monde apparaissant. « Il aime à en perdre la réaction ». Il agit dans le quotidien par trop plein d’amour. Il pratique le « lâcher prise » par l’amour naissant du miracle de l’enfance. Son intelligence est établie dans la vision universelle de la vie, il est le héros de sa propre aventure terrestre. Créativité, intrépidité, curiosité, joie affectueuse et puissance de la vérité jalonnent l’esprit de sa découverte. Où qu’il aille, quoi qu’il fasse, il participe pleinement à sa vie « pollénisant » et enrichissant le sentiment d’exister.  

Pouvons-nous pardonner, est-ce à la portée de tout le monde ? 
Notre responsabilité est d’être « clairvoyant » sur ce qui se passe dans notre monde intérieur. Notre capacité à faire la paix dépend du degré de conscience à reconnaître notre système de fortification intérieure. Beaucoup de personnes vivent dans une intelligence relationnelle faite de scenarii et de petits calculs mesquins qui visent à l’inaction ou à l’activisme, histoire de remplir les manques à Etre. L‘intelligence du pardon n’est pas ce que l’on croit ; généralement elle est associée au raisonnement et aux lois sociales ou religieuses…. mais pardonner est une expérience, elle n’est pas un espoir ou une croyance. Pardonner par le trop plein d’amour, c’est apprendre à tisser le lien avec l’intelligence universelle qui nous constitue, avant la pensée mentale qui gère le quotidien et cherche dans l’immédiat la solution à ses insécurités. L’intelligence du pardon s’apprend, elle est disponible pour tous, elle est dans le monde qui se fabrique devant nos yeux immédiatement comme résultat de notre passé dans un avenir non écrit.

Pardonner consiste-t-il finalement à tout accepter ?
Pardonner n’est jamais une démission ou une concession face aux événements et aux personnes. Pardonner c’est dépasser la réaction en étant parfaitement lucide des qualités et des défauts des autres, cela signifie que l’on a tout accepté et reconnu en soi. Une nouvelle qualité d’intelligence relationnelle se découvre alors dans des rapports plus vrais avec les autres ; l’on devient capable de sortir des autoroutes neuronales du déjà vu et entendu pour apporter une réponse nouvelle dans la lucidité et la tolérance. Se mettre à la bonne distance, comprendre les autres sans nourrir la différence, c’est accepter les processus pédagogiques qui leur appartiennent sans le déni de soi.

Pardonner est un acte que l’on réalise pour soi ou pour l’autre ?
Vivre dans la rancœur est un poison pour l’âme. Nous sommes fondamentalement « faits » pour vivre en paix dans le partage et l’harmonie. Pardonner c’est pour soi, pour l’autre, pour nourrir le principe du lien qui anime l’espace entre deux êtres. Renforcer ce lien c’est vivre l’extraordinaire aventure d’exister ensemble. Apprendre la valeur d’être le tout ensemble donne le lien d’être l’ADN universelle, infinie et illimitée, voyageant les yeux écarquillés dans les beautés resplendissantes de l’univers des différents « moi ».

Le pardon est un geste indispensable pour notre paix intérieure et la paix dans le monde ? 
La seule paix sur laquelle nous pouvons avoir une influence réelle immédiate, est la nôtre, celle que nous sommes capables de générer à l’intérieur de notre propre esprit. Penser que nous pouvons, en tant qu’individu, changer le monde extérieur sans nous clarifier intérieurement, est un « doux leurre » et gérer la paix en dehors de nous, alors qu’à l’intérieur c’est la tempête, une utopie romantique. Cela ne nous laissera qu’un sentiment de culpabilité et d’impuissance de ne pouvoir rien faire dans la REALITE. La Paix ce n’est pas un état, un objet à découvrir, c’est une intention du cœur à se réconcilier. C’est une intention active, joyeuse, gaie, simplifiante. Cela se trouve dans l’intervalle entre moi et le monde, dans l’instant présent.
Pouvons-nous entendre que nous sommes tous «un» et que le pardon est synonyme de paix dans le langage de l’âme ?

vendredi 18 novembre 2011

Réincarnation ?


Article paru dans le n°221 de la revue Recto-Verseau


Que pouvons-nous espérer après cette vie ? 

Le pire…(rires) pour celui qui espère « un après »... 
J’aimerais souligner la différence entre la notion de « plus tard, trop tard, après, pas encore » et la notion que : « tout est ici, maintenant » en me servant de ce que nous connaissons tous : le présent des enfants.
Un enfant ne s’identifie pas aux concepts « après, hier, la mort etc ». Il est précieux car il nous rappelle le temps du commencement, de la première fois, quand tout est à apprendre dans la joie de la découverte. Cette joie vient en même temps qu’augmentent l’expérience et la connaissance du monde immédiat. Cette joie simple et féconde inscrit le monde en nous, le rend familier, miraculeux, vaste, incroyable, imprévu, émouvant. Découvrir et aimer découvrir, apprendre et aimer apprendre, avoir un corps et aimer avoir un corps, être le héros de son aventure humaine et aimer être un héros, se sentir infiniment présent, incarné et aimer vivre dans une sagesse de la joie divine qui se fait humaine.

La réincarnation est-elle une hypothèse plausible ?

Toutes les hypothèses appartiennent aux pensées mentales, à la mémoire et à l’imaginaire réflexif. Cette activité intellectuelle nous projette dans les bibliothèques livresques et savoirs extérieurs. Elles maintiennent en nous la division, les projections et la souffrance. S’émerveiller du temps du commencement, pendant que la vie se fabrique sous nos yeux, dans une vacuité créatrice, voilà une hypothèse à vérifier. La voie de la sagesse et de l’auto connaissance de soi nous aide à harmoniser et approfondir ces intuitions de notre enfance dans une qualité de synchronicité où corps et cosmos, conscience et présence échangent en permanence la joie vitale qui passe de vie en vie simultanément dans toutes les direction depuis toujours, immédiatement... jaillissement ininterrompu de la renaissance consciente où tout est donné maintenant car c’est toujours maintenant que vous vivez en vous-même.

Les personnes ayant vécu une NDE sont-elles une preuve qu’il y a une vie après notre mort ?

Elles sont la preuve que notre conscience profonde existe sans être identifiée seulement au corps, à l’espace temps et à la partie matérielle de la vie. Nous savons que la matière est corpusculaire et ondulatoire à la fois… Nous sommes à la fois de la matière et de la lumière. Faire l’expérience d’une NDE renvoie ceux qui l’ont vécue au miracle d’avoir une vie bien humaine incorporée dans l’amour. Je m’occupe de personnes en soins palliatifs et remarque que toutes les tracasseries qui semblaient si importantes, se sont volatilisées… Elles se sentent portées par une intelligence plus généreuse, plus vaste et plus compréhensive qu’auparavant. Elles nous apprennent le « lâcher-prise » par rapport aux avoirs, aux dominations et aux savoirs, qui sont des réflexes égocentrés et instinctifs de la partie matérielle de notre vie. Ces personnes nous enseignent qu’elles ont vécu des expériences : "Je me suis senti lumineux, relié à tout le cosmos, illimité, infini, global, dans un courant de paix indescriptible."

Qu’il se passe quelque chose ou non après notre vie, en quoi cela a-t-il une importance sur notre vie actuelle ? 

Ces personnes ayant vécu une NDE nous apprennent qu’il est possible de vivre dans le quotidien avec une nouvelle vision du monde et de soi. Leur témoignage concorde avec toutes les sagesses anciennes concernant les voies d’éveil et le retour au présent immédiat bien terrestre mettant à bonne distance les pensées, les identifications à la mémoire, aux avoirs, aux savoirs, aux concepts, à l’image-moi séparée des autres. Ces voies sous l’égide d’un « Grand élève » nous apprennent qu’il est possible de vivre des expériences de conscience sans drames pédagogiques trop brutaux. L’expérience de la liberté est douce, apaisante, consolatrice, ludique, précise, innovante car la joie vient en même temps que l’expérience. Elle accompagne le quotidien. Cette puissance de la joie intègre, assimile, transforme en permanence le passé dans un élan créatif du renouveau, laissant l’avenir non écrit quand l’on peut apporter des réponses nouvelles, dans une personnalité plus universelle dans un paradis en chantier.

En marge de ces questions, avez-vous une remarque à rajouter ? 

La pédagogie qui explore le corps, donne la connaissance de la forme et l’histoire entière de l’évolution depuis le big bang. L’exploration de notre conscience profonde, donne la connaissance du sans forme et de la vacuité créatrice qui continue à créer le monde sous nos yeux, nous y compris, intuition jaillissante et infinie qui nous enseigne qu’il n’y a rien de caché ou d’oublié maintenant, dans cet instant.

vendredi 7 octobre 2011

Personnellement impersonnels

Je suis, nous sommes, personnellement impersonnels
en tout lieu et tout temps en même temps
par David Ciussi
Article paru dans le n°101 de la revue 3eme Millénaire


L'humain qui oriente son intelligence vers son identité originelle explore le parfum de toutes les beautés, sa personnalité est généreuse, ludique et inventive.
Il aime à en perdre la réaction.
Sa présence dans le monde n’alourdit pas le papillon dans son envol, il est plus que le papillon, il est l’esprit du vol. Sa vie explore le glorieux quotidien dans le temps du commencement où tout est visible et invisible en même temps…

Question : portons-nous tous en nous cet héritage ?

Chaque enfant porte en lui l’enchantement et la joie illimitée du miracle d’exister, car la vie, sa vie, ensemence le voyage dans lequel tout est possible. Il est l’expression libre de toutes les potentialités qui créent le monde dans chaque instant. Cet humain est le spectateur ému, admiratif et unifié du monde qui s’invente sous ses yeux. Il en est le spectateur, la scène et le spectacle. Il ne se sent pas séparé de ce principe créateur. Pollénisations douces et semences fécondes le nourrissent du nectar de tous les fruits, il est le fruit de l’univers et de la vie qui passe de vie en vie : « j’existe » est son nom… 
Pour chacun d’entre vous, votre prénom est le mot de passe qui vous permet d’explorer l’espace-temps de votre aventure terrestre et bénie. Des milliers d’étoiles, de super nova, de galaxies vous ont patiemment accouché pour que vous existiez dans cet instant terrestre et bien personnel… En êtes-vous ému ? L’avez-vous oublié ? Ou êtes-vous en sommeil comme un réveil possible…

Question : Alors que se passe-t-il quand on l’a oublié !?

Eh bien, on se préoccupe des obstacles sans s’apprécier soi-même les franchissant !
L’humain identifié à son personnage est hypnotisé par ses difficultés et ses fautes… Il souffre dans ses sentiments, craint ses pensées et doute de ses actions. Il nourrit la peur de l’inconnu, du vide et des autres. Son amour pour la vie se réduit à posséder, dominer et contrôler. Sa capacité à vivre l’instant présent est voilée par ses projections, ses croyances aux nombreux au delà. La compréhension de son existence se fait par la mémoire, l’analyse et la gestion du quotidien. Son intelligence est peu orientée vers l’esprit de la découverte alors qu’elle était si vivante pendant son enfance. Il n’est plus le héros de sa propre vie. Il est devenu sérieux, responsable-coupable et se sent souvent en échec. Les lois religieuses, morales et sociales l’obligent à se soumettre à une conscience collective désorientée. L’école de la « re-connaissance » de la conscience est peu développée. L’éducation de son origine intemporelle et illimitée n’est pas favorisée.
Comme vous le constatez le paradis est en chantier… (rires)

Question : Je reconnais bien ce que vous dites, mais par quel artifice cela est-il possible ?

Etudier l’ombre projetée par le personnage sur un mur comme connaissance de soi-même renforce le décalage, retarde la saisie jaillissante de son intériorité.

Question : êtes-vous tombé dans « la potion magique d’Astérix » ou étiez-vous avant identifié au personnage ? 

Je suis toujours identifié à la trace-héritage de mon ancien personnage mais, en même temps, je goûte à ce nectar intemporel à volonté (vous connaissez ma réputation de gourmand… (rires) ) Je vous remercie d’orienter notre discussion dans cette direction cela va me permettre de vous apporter des précisions « humaines ».
Je n’ai pas de critiques, d’évaluations ou de regrets d’avoir été ce personnage « chercheur » et c’est avec humilité et tendresse que je repense à lui, qui, avec ses capacités et son intelligence du moment, essayait avec courage et témérité de vivre en conscience dans les épreuves du quotidien.
Cette synthèse entre les chemins illusoires et réels m’a permis de connaître et de structurer des modèles pédagogiques de la conscience à la fois, humanistes, pratiques et applicables dans le quotidien des relations humaines, car n’est-ce pas là l’essentiel…
Ces apprentissages sont respectueux mais exigeants car l’identification mécanique à « l’image –moi ombre » est aussitôt vue… le cordon ombilical avec cette image-moi est coupé, une nouvelle exploration vers le sujet originel est possible hors des limites autocloses ou labyrinthiques de la pensée mentale. Alors une nouvelle personnalité plus impersonnelle ou universelle peut s’exprimer dans ce temps présent.

Question : Quelle est la différence entre utiliser ses habitudes-mémoire et s’inscrire dans la personnalité de l’instant présent ? 

Nous fonctionnons tous avec des appris ou des mécanismes de survie.
Nos autoroutes neuronales se potientialisent mais aussi nous donnent des habitudes-mémoire au fur et à mesure que nous grandissons. Dans la voie spirituelle, un nouveau lien avec ce qui est universel est à découvrir afin de trouver le « rajeunissement », de notre personnalité prisonnière de ses mécanicités. Cette nouvelle personne s’ouvre à une identité singulière conciliante avec de moins en moins de réactions égocentrées.
Elle sait « aimer à en perdre la réaction ». Cette base spirituelle est un fondement à toute nouvelle orientation de notre intelligence englobant l’acceptation du quotidien. C’est l’exploration apaisée, lucide, des dérivations de l’image-moi et de la connaissance précise des mécanicités instinctives, émotionnelles et mentales. Cela se met en place en même temps que l’augmentation de notre potentialité spirituelle, créatrice, ludique, illimitée et infinie. Cette auto-connaissance de la « vieille branche laissant passer les bourgeons du printemps » nous permet de quitter plus simplement ces « vieilles images-moi » en toute sécurité.
Dans les bras affectueux d’expériences de conscience nouvelles, nous serons portés à découvrir de nouvelles autoroutes neuronales qui vont nous offrir une perspective relationnelle plus englobante comme un espoir immédiat d’une humanité nouvelle, nouvelle potentialité individuelle à ensemencer la paix.  La voie globale est au milieu de ce qui est impersonnel et personnel et non l’un contre l’autre.
« Je suis - nous sommes » est notre identité universelle et originelle qui se déploie dans un espace-temps où tout est accepté et réinventé sans résignation ou indifférence.
La pédagogie issue des lois de la conscience surfe et unifie notre présence à cette créativité illimitée, joyeuse et infinie qui fabrique le monde sous nos yeux, nous inclus dans notre personnalité impersonnelle.

« Soudain, l'atmosphère de mon âme change, se dilate et fuse dans toutes les directions…comme montée sur une fusée accélérant infiniment… je traverse l'espace temps ! Puis, la fusée s’immobilise dans un vol englobant toutes les distances. . Je suis ici et partout simultanément, voyageur immobile sur la ligne de départ ayant fait le tour de l'univers infini… Etrange et merveilleux sentiment d’être simultanément présent, partout, sans avoir bougé ! Qui… suis-je… je suis une implosion et une explosion simultanée de mon identité, bien plus présent et réel que ce que je croyais être auparavant. Un silence harmonique et vibrant d’avant les langues humaines me parle "Je suis tout cela" lien et lieu de filiation, avant la matière et en même temps que le monde relatif, je suis aimé, tout est en moi… « Moi = vie = mort = espace-temps » tout est effacé ! Je suis le passé, le futur et le présent : conscience…intemporelle ! Ouah ! Je vois les processus pédagogiques… Quelle découverte ! … « Au centre des lois du monde relatif et humain sont les lois de l'amour et de la conscience... ». Inexplicablement, je… me… sens… profondément… calme… apaisé… serein… simple… centré… humble… modeste... Je suis bouleversé face à l’incroyable pédagogie que porte cet événement, et la vie continue silencieuse, illimitée, passant de vie en vie, de forme en forme… je suis le premier et le dernier souffle… simultanément, dans toutes les vies, et je me dis, « Je suis, nous sommes personnellement impersonnel en tout lieu et en tout temps en même temps infiniment ».

vendredi 19 août 2011

L'humour, allié de la sagesse



J’étais un homme qui se cachait. J’ai créé l’humour pour me connaître et m’aimer...

L’humour privilégie le pittoresque, le grotesque, l’inattendu. Il contient à la fois les sentiments du sublime et du ridicule. Il cherche non seulement à caricaturer un personnage ou une situation, mais surtout à accepter l’impuissance humaine face à un univers sinon hostile, du moins souvent incompréhensible.

Pour nous, adultes, passer du sérieux à « c’est « rieux » demande un lâcher-prise face à nos projets et à nos résistances du moment. Lâcher l’analyse rationnelle de la situation, rejoindre l’aspect ludique de la vie, voilà « l’apprenti-sage » de la paix intérieure libre du conflit.

Transformer une situation en ne se prenant pas au sérieux, c’est donc savoir observer et prendre du recul. Se faisant, la situation se dédramatise, le jugement se transforme en discernement et la culpabilité est remplacée par un sourire.

Là, on accepte les choses comme elles sont et surtout, on s’accepte comme on est, alors la tolérance et le pardon s’installent. Cela suppose donc non seulement un déplacement libérateur d’énergie, mais surtout le passage de l’humour à l’amour de soi.

Dans les relations humaines, l’humour est donc un moyen de connaissance et de communication. On peut, grâce à lui, faire passer des messages « autrement », dépasser sa fragilité, pallier la timidité, la pudeur, etc. Quand on rit, on n’a plus peur, alors se désamorcent le jugement et les émotions négatives, pour sourire avec tendresse de nos imperfections et de celles des autres.

L’humour, parce qu’il est porteur de transformation et de réconciliation, apparaît alors comme un exercice de conscience qui nous ouvre l’accès à un niveau plus élevé : celui de la libération.

Il devient une véritable dynamique consciente exercée par l’homme en adéquation avec son milieu, permet d’en vivre le sens et d’atteindre le spirituel, une vue supérieure de l’esprit, en même temps que l’humilité.

Des rencontres avec des Hommes de sagesse, m’ont offert l’occasion de reconnaître ces instants d’éternité où l’amour se transforme en rire, force libre où l’intelligence a démasqué la peur de l’inconnu que le mystère de la vie engendre.

Dès lors, l’humour devient l’allié du Sage qui n’a plus à expliquer, ni à convaincre mais reflète plutôt un comportement qui donne du sens à son rire, témoignant par là d’une transformation intérieure qui réintroduit la relativité des choses au sein d’une éthique « spirituelle ».
Et si nous étions sur cette terre pour aller vers la sagesse, nous réjouir, rire de nos paradoxes et accepter la leçon des choses de la vie sans nous prendre au sérieux ?

« Savez-vous marcher sur l’eau ? Vous n’avez rien fait de mieux qu’un fétu de paille. »
« Savez-vous voler dans les airs ? Vous n’avez rien fait de mieux qu’une mouche. »

Jouons avec notre rire alors nous serons tous « frères ».
Quand le rire gagne un groupe, les différences savent s’estomper.
L’humour unifie et efface les différences.

Accompagner la vie, vivre la fraternité et l’amour partagé, c’est aussi s’assurer que le rire ne s‘arrêtera jamais.

Alors, avons-nous le sens de l’humour, pouvons-nous rire de nous-mêmes ou est-ce que nous préférons rire des autres ? C’est une question « pour rire » que nous pouvons nous poser...

« Celui qui sait rire de lui-même n’a plus d’ennemis... »

mercredi 29 juin 2011

Le Guerrier de l'instant présent



L'arme du guerrier du présent est une arme qui guérit la séparation.
Par elle s'opère une véritable guérison spirituelle, car elle nécessite que le guerrier se tienne fermement établi en lui-même, établi également dans toutes les lois de la nature, établi dans son impeccabilité, dans son adresse, il reste en « Je suis » ; il est avant de penser, avant de juger, avant de se séparer.
N'oubliez pas que le mystère de la vie n'est pas un problème à résoudre mais une réalité à expérimenter.

Personne n'a jamais rien résolu, et personne ne trouvera jamais rien.

La seule façon de se laisser « mystériser », c'est d'être vivant au coeur du mystère, sans pertinence sur Dieu ou sur soi-même.
La seule existence du monde réside dans l'ici et maintenant; elle n'est ni dans l'histoire, ni dans le temps, et c'est en réunissant ici et maintenant que l'on va glorifier le temps et l'éternité. L'éternité a besoin d'être nourrie par « ici ».
Chaque rayon se trouve alors relié au soleil. Voyez bien : le rayon de soleil ne se prend pas pour un rayon séparé, isolé, qui agit seul. Il sait bien qu'il est sans arrêt relié au soleil.
À titre personnel, le rayon ne crée rien, il est le messager du soleil.
Il ne se prend pas non plus pour le soleil, il est son rayon.
Il n'y a rien de plus glorieux que de redécouvrir ce qu'est « Moi », et notre responsabilité réside dans la reconnaissance de l'acte « je suis ». Nous n'avons pas la responsabilité de porter le monde. Est-ce que c'est nous qui l'avons créé ? Est-ce que c'est nous qui avons créé les montagnes, le ciel, les océans ?
Ne faites pas de la responsabilité une croyance.
La seule chose qui nous incombe, c'est d'être « je suis », petit, petit, infiniment petit.
En devenant ce rayon de soleil, par la seule reconnaissance de « je suis », vous nourrissez toute la totalité de la vie.

Que vous le pensiez ou non, que vous le compreniez ou non, que vous le discutiez ou non, la vie vit toujours dans son seul jaillissement, celui de l'instant présent.

Vous vous laissez caresser par le vent, seulement maintenant, dans l'instant.
Votre coeur bat, seulement pour cet instant.
Vous respirez, seulement maintenant, et cela fonctionne toujours ainsi.

Toute extrapolation est un gargarisme mental.

Des prodiges s'accomplissent tous les jours, dans notre « instantanéïté », pour notre survie, seulement maintenant, pour que nous puissions penser, seulement maintenant, pour que nous soyons, maintenant, pour que nous trouvions la liberté, maintenant, pour que nous reconnaissions seulement maintenant.

Je suis le don de vie.

Savez-vous comment, chaque seconde, vos cellules, vos os, vos cheveux se renouvellent ? Savez-vous comment votre coeur bat ? Savez vous comment vous pensez ? ? ?
Alors laissez tomber !
Restez dans « je ne sais pas », un « je ne sais pas » vivant qui vous fait goûter la magie de voir ou d'entendre.

David invite J. à partager une expérience :

J. : « Ce matin, en me réveillant, j'ai compris ce que je t'entends dire depuis un an : avec le réveil vient la prise de conscience du corps dans un certain bien-être. Et ce matin, j'ai réalisé que juste avant que mon corps ne s'éveille, j'étais. Je sentais mon corps, il y avait la lumière, le bruit du réveil, mais comment dire ? J'étais avant tout ça. Ce que j'ai compris, c'est que je suis, avant la prise de conscience du corps. Je suis avant les cigales que j'entends ici, avant les pensées qui arrivent et qui jugent. »

David : Bien, alors, continue à cultiver cette relation entre toi et toi.
Vous voyez, J. nous parle de la sève : « Je suis avant de me réveiller, avant de penser, je suis avant la lumière, avant d'être dans l'histoire, dans l'espace et dans le temps. »
C'est quelque chose de très important ; il va falloir faire un geste pour renouveler cela, sinon, tu vas l'oublier et tu vas repartir dans ton histoire. Ce geste de conscience relève d'une pratique spirituelle saine. C'est là que réside l'art du « guerrier du présent.
Le guerrier du présent n'a pas à sortir son arme pour tuer ses ennemis, ses pensées de victime, car s'il le fait, il est déjà mort : il a déjà fait exister les autres, les ennemis.
L'arme du guerrier du présent est une arme qui guérit la séparation.
Par elle s'opère une véritable guérison spirituelle car elle nécessite que le guerrier se tienne fermement établi en lui-même, établi également dans toutes les lois de la nature, établi dans son impeccabilité, dans son adresse, il reste en « Je suis », il ne quitte pas la sève, il est avant de penser, avant de se juger, avant de se séparer.
C'est un acte de vigilance et de vaillance qui s'inscrit au coeur du réel. Dans la vie de tous les jours, en lui, le guerrier du présent est invincible. Mais, s'il fait le geste de dégainer, c'est déjà trop tard. C'est que déjà, il a structuré un ennemi à l'extérieur de lui-même, il a inventé quelqu'un à combattre et à tuer. Sentez bien cela. Fermement établi en « soi-sève », je peux être toutes les particularités de la sève, « je » peux inclure la multitude dans le singulier, « je » peux être pluriel...
Dans « moi » il y a nous.
L'homme au coeur pur, établi dans un trésor, établi dans la chanson de la vie, s'il entend chanter chaque particule de la création, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, c'est que, lui-même, il chante « moi ».
Le « moi » dont il s'agit appartient au langage universel, celui d'avant la tour de Babel, quand les langues humaines ne sont pas encore inventées et quand les mots n'existent pas encore pour séparer les choses. Le « moi » dont il s'agit, c'est un mot pour désigner le langage pré-verbal dans lequel tout est lié, non séparé, existant au coeur de lui.
Lorsque l'on honore ce « Moi », lorsque l'on entend le son juste « Moi », on entend en soi toutes les lois de la nature, et devenant toutes les lois de la nature, on devient tous les dieux de la nature, tous les symboles enfermés dans les noms « Shiva » , « Brahmâ », « Vishnu » se trouvent alors incarnés. En Inde, chaque divinité est représentée par des attributs, c'est une façon symbolique de témoigner d'une qualité d'existence particulière inscrite au coeur des lois de la nature.
Quand un homme s'établit dans cette vérité, dans cette chanson cosmique, dans cette universalité, il devient et honore les lois de la nature, ces divinités vivantes. Il n'est plus alors besoin de symboles extérieurs pour les représenter. Il est cette divinité vivante, simplement, humblement, en « Moi ».
Dans cette qualité d'unité particulière, l'éveil vient à la fin tout balayer afin que ne reste que la transparence du réel. Cela, reconnaissez-le simplement, et soyez dans la certitude que vous êtes déjà cette qualité. Vous êtes l'émanation de ce Moi-sève, vous êtes la sève qui se manifeste à travers tous les aspects de la création.

Les paroles d'homme de savoir sont à comprendre.
Les paroles d'un homme de non-savoir sont à respirer.
Les paroles d'un homme de savoir expliquent le pourquoi, elles expliquent le comment, elles expliquent le vent ; les paroles d'un homme de non-savoir sont la légèreté du vent.
Les paroles d'un homme de non-savoir jouent, volent, elles sont le vent.

« Présent à l'émerveillement, au coeur de chaque pensée, pourquoi suis-je toujours si étonné ?
Chaque mot est une note, une couleur, une simple poésie. Cachés dans chaque mot, vivent diamants, or et géométrie. L'art de vivre est présence en" Je suis ", l'art de Dieu est présence, c'est tout petit. »
(Rêve d'éveil, page 163)

Tout ce que je dis n'est rien, l'essentiel est toujours non-exprimé.
L'Émerveillement s'émerveille, s'émerveille, s'émerveille...

jeudi 16 juin 2011

L'émotion initiale


Article paru dans le n°95 de la revue 3eme Millénaire


L’émotion initiale jaillit, console, apaise et passe de vie en vie dans un paradis en chantier…

L’éveil est un jaillissement hors processus temporel, et la pratique temporelle de l’humilité pédagogique dans le quotidien y conduit.

Il n’y a pas de contradiction entre le travail de développement personnel et le non–duel ; si l’expérience de libération est verticale, immédiate, hors du temps ; dans le relatif, l’intégration, l’incorporation, elle, prend du temps et le travail personnel n’est pas vain pour assurer un équilibre, un respect et une communication avec les autres vers une (la) sagesse à construire ensemble…

Pour tous, le paradis est en chantier…
Je vous propose donc d’unifier dans notre vie personnelle les inconcevables paradoxes de notre étonnante existence terrestre avec le jaillissement tranquille et affectueux de l’univers : le mystère de la conscience, pur potentiel créateur, intelligence pure autrement dit la VIE. Elle est intemporelle, éternelle, illimitée, omniprésente, infinie, connue parce qu’elle crée depuis 14 milliards d’années (l’univers, la terre, la nature et vous-même… en sont la preuve tangible ! )

C’est avec tendresse et amitié que je vous invite à entreprendre ensemble ce voyage dans le cœur des émotions et de la connaissance de soi où ce plein potentiel de la vie se matérialise dans le relatif, votre vie individuelle.

La vie « privée » au sein de l’univers
Oui, par extraordinaire, nous avons une vie privée et temporelle avec ses joies simples, ses douloureuses peines et ses insupportables convulsions, mais aussi, nous avons l’énergie de l’enthousiasme pour franchir les obstacles en réduisant tous les impossibles au profit d’une humanité plus globale progressant vers l’incorporation de sa connaissance et de sa sagesse universelle.
Etes-vous lucide que vous marchez, vivez, pensez, ressentez votre vie sur une planète qui voyage dans l’espace cosmique depuis 14 milliards d’années… Cette prodigieuse et maternelle planète terre est notre berceau protecteur, elle porte dans sa matrice mystérieuse toutes les formes de vie, le principe de la « non mort »… Votre corps et votre présence sont les héritiers de ces ressources d’intelligence pure œuvrant en vous et disponibles à tout moment : c’est le geste créateur de la vivacité de la vie qui œuvre et passe de vie en vie, immédiatement, simultanément dans toutes les directions. Inouï, saisissant, n’est-ce pas ! La seule chose qui ne meurt pas, c’est la Vie. Ce geste de la vie se manifeste dans notre corps à travers sa mémoire évolutive mais aussi dans notre esprit, dans l’héritage de l’instant présent initial.
Etes-vous ému de la générosité, de la créativité, de la puissance de la vie à se montrer visible, audible, gustative et parfumée au cœur de ce paradis en chantier ?
Avez-vous le sentiment de vivre au cœur d’un mystère au milieu de toute existence dans ce geste créateur dont nous sommes les héritiers…
Avez-vous bien conscience de votre émouvante présence… et de la rareté d’être… un humain… face à une nuit étoilée, à la prodigieuse et miraculeuse naissance d’un enfant.
Etes-vous triste et désemparé devant la maladie, l’insupportable douleur du corps et l’impasse de la mort ?
Etes-vous confronté aux discussions interminables et aux promesses sans lendemains qui altèrent la dignité et la modestie d’exister ?
Vous sentez-vous impuissant à communiquer avec vos proches ?
Eprouvez-vous une immense solitude avec le sentiment d’une souffrance à vivre qui vous colle comme une poisse trop épaisse ?

Eh bien rassurez-vous, vous êtes un être humain normal et bien terrestre… car ces sensations, ces émotions et ces sentiments sont les fruits du geste créateur qui passe de vie en vie. 
Vous êtes dans un paradis en chantier… au cœur du big bang initial et permanent...

Etudier le « développement personnel », en réalité c’est étudier le geste de la vivacité de la vie, son pouvoir créateur et l’histoire de notre évolution. Se connaître, c’est accepter de ne pas réagir par réflexe, face aux provocations de la vie, en apprenant l’humilité pédagogique dans un processus de transformation. C’est être au milieu de nos émotions en les aimant car elles sont des instincts conscientisés qui nous protègent et nous rendent vivants.

Darwin, une réponse à l’histoire de l’évolution des espèces et MacLean, une théorie comportementale liée à l’instinct, aux émotions et à la pensée cérébrale

Dans cet instant, j’ai une pensée émue et remplie de gratitude envers Monsieur Yvan Amar qui m’a surpris il y a une vingtaine d’années en situant l’évolution spirituelle et l’obligation de conscience dans la perspective de l’évolution des espèces de Monsieur Darwin ainsi que dans la théorie du cerveau tri-unique du Docteur MacLean.

Nous appartenons à l’espèce « humanité », Nous avons un ADN commun avec toutes les espèces, donc une histoire et une mémoire de nos transformations successives de notre cerveau jusqu'à ce jour.
Les anthropologues confirment que nous avons trois cerveaux en un seul.
Ces trois « étages » nous sont constitutifs et on ne peut les nier. 
Ils fonctionnent tout le temps en même temps; l'information qui provient de l'extérieur, avant qu'elle ne parvienne au néocortex (3e cerveau) doit nécessairement passer par les deux autres qui sont plus anciens….

D'où l'importance de bien lire, ressentir et vivre le passage de l'information en nous car à travers nos yeux, le règne du reptilien, du mammalien et de l’homme cérébral vivent ensemble.

* PREMIER CERVEAU : LE REPTILIEN. L’INSTINCT.
Ce cerveau est responsable de notre vie végétative et de la survie de notre organisme (respirer boire – manger – dormir réguler les battements du cœur, du système neuro-végétatif, maintenir la survie de l’espèce (mais pas de lien avec les petits)
Ses trois stratégies relationnelles… l’attaque, la fuite, l’immobilité.
Ses besoins : manger l’autre, il est sans morale ni émotions.
L’agressivité et la défense du territoire prédominent. La notion de survie donne l’immédiateté d’un présent et d’un réel instinctif. Pas le temps pour jouer, l’inquiétude et le qui-vive sont permanents. Tous les sens travaillent à pleine capacité, toujours en alerte.
L'apprentissage est rapide parce qu’inné, mais très limité. Il est non adaptatif avec des réflexes automatiques. On dénotera l'absence de création de nouveaux comportements, en raison, entre autres, d'une mémoire à court terme empêchant la structure d'informations et la mise en lien entre celles-ci.
Du point de vue comportemental chez l'être humain « reptilien » nos noterons certaines similitudes :
Gérer son territoire connu, répéter les mêmes stratégies sans s'adapter ou si peu, conserver ses habitudes, ne répondre que par l’agressivité ou le désir de dominer.
Dans les faits et gestes, disons pour résumer que le reptilien vit seul, attaque sans avertissement, sans émotions ni sentiments.

*DEUXIEME CERVEAU : LE MAMALIEN OU LIMBIQUE– LA NAISSANCE DE L’EMOTION

Ce 2eme cerveau est apparu il y a environ 65 millions d'années.
Nous sommes des mammifères. A l’intérieur de notre cerveau vit toujours cet (fauve) animal…
Ici l’évolution a fait un bond extraordinaire, les petits sont protégés et conçus dans le ventre de leur mère. Par l’allaitement un lien indissoluble et émotionnel relie la mère et le petit.
C’est l’apparition des émotions, de la perte de l’autre (l’abandon et le début de la conscience de la mort).
L’éléphante reste plusieurs heures avec l’éléphanteau mort avant de le quitter.
A ce stade de notre évolution, nous apprenons à vivre en groupe, à chasser, à nous protéger, à transmettre les stratégies de chasse, à s’amuser, à se caresser, à montrer des signes de reconnaissance tant hiérarchiques qu’affectifs, ainsi apparaissent des composantes affectives qui unissent le clan.
Un pré langage et des signes permettent une lecture émotionnelle de l’autre mais la pensée abstraite n’existe pas. Le ressenti émotionnel est volatil, éphémère, concis, il circule à la surface du corps sans les mots, c’est un vécu émotionnel immédiat, ici pas d’hypocrisie ou de mensonge, c’est le début d’une intelligence relationnelle émotionnelle.
Dans les faits et gestes, le mammifère annonce ses intentions, tente d'impressionner avant d'attaquer de suite (comme le fait le reptilien.) Les stratégies de séduction se peaufinent. L’émotion ressentie permet de lire succinctement mais directement ce que l’autre ressent, c’est un vécu émotionnel immédiat, mais il ne peut être représentée car la pensée n’est pas là pour le faire.
La panique, la colère, la tristesse et la peur deviennent un moyen de se comprendre, d’interagir et se protéger, c’est la réaction sans discrimination.

Chacun d’entre-nous peut faire un lien avec l’origine de certains de nos comportements … mais ne vous leurrez pas, c’est avec ce cerveau que vous gérez vos émotions pas avec le cortex……

Notons que cette intelligence émotionnelle n’est pas lisible par les arguments, les discours et les explications qui appartiennent au cortex et au temps mental. L’intelligence émotionnelle est née sans « le penser et ses questionnements » : pourquoi, comment, à cause de quoi. Utiliser ces outils conceptuels de rationalisation de l’émotion donne une inconsolable sensation d’impuissance et de tristesse dans nos relations.


* LE NEOCORTEX - LA PENSEE ABSTRAITE

Maintenant comprenons le « troisième cerveau ».
C'est ici que le stade humain va prendre naissance avec l'apparition des hémisphères et des lobes frontaux, il y a environ 3,5 millions d'années.
Ce cerveau cherche, trie, analyse formellement, catégorise, élimine, sélectionne, prévoit, juge. On le dénomme aussi l'intellect, le mental. C'est la naissance de la pensée abstraite qui nous permet de mémoriser, de construire des ponts, de prévoir, de structurer nos activités, en un mot de raisonner.

Non seulement ce cerveau démultiplie presque à l'infini la force du traitement de l'information, mais aussi il donne naissance à une dimension qui englobe les autres cerveaux dans un champ de «conscience de soi».

Ici l'identité et l'individualité se définissent clairement ; soi et l'autre sont clairement dissociés. Paradoxalement, l'être humain est le seul «animal» capable de compassion, de sympathie, de bonté, de générosité, de sincérité, d’honnêteté, d’amour (grâce aux lobes frontaux).

Après l’instinct et l’émotion, ce troisième cerveau permet l’acte de penser. Si nous n’étions que des êtres émotionnels, nous serions seulement en réaction sans discrimination et avec peu de connaissance de soi. Mais la difficulté au niveau du cortex, c’est de se servir de ce cerveau, donc de la pensée mentale, pour appréhender une expérience : mélanger la strate du savoir à celle des saveurs, du ressenti et ne pas discriminer entre le réel et l’imaginaire. L’imaginaire comme un élan vers tous les possibles est précieux mais l’imaginaire qui nourrit l’illusion par une pensée abstraite conduit aux peurs, aux projections et aux impasses mentales. Un « intellectuel » qui comprend sans faire l’expérience du réel passe à côté de la dimension spirituelle. Il n’a pas accès à l’émotion pure consolatrice et à l’intention jaillissante.

La conscience, le geste de l’esprit qui relie les trois cerveaux.

L’émotion consolatrice par l’intuition jaillissante donne la connaissance de soi, offre le passage initiatique et réconcilie les trois cerveaux. Les témoins de ce passage nous invitent à pratiquer par transmission pédagogique ces pratiques hors de toute attente ou de compensation dans l’esprit de la découverte naturelle et ludique de soi.
L’apprenti-sage du geste de l’évolution dans un esprit individuel demande du temps… Cet apprentissage n’a pas de fin… C’est le temps pendant lequel le chercheur perdu se transforme en explorateur ravi.

Cette connaissance du geste pédagogique de l’esprit est presque inconnu, le plus négligé, le moins compris, le plus redouté car c’est ici que l'on plonge dans la spiritualité, c'est-à-dire dans des états de conscience qui sont inconnus aux trois cerveaux précédents, d’où les fortes résistances psychologiques de la perte de soi, d’un vide existentiel, d’un manque de lien affectif, la peur de la souffrance et de la mort du corps. Ici nous retrouvons la trace de la mémoire de nos différentes transformations au cours de l’évolution des trois cerveaux.

La dimension du « vivre dans sa chair la réalité du monde, c’est à dire « être vécu» n'est accessible que dans l’expérience pédagogique de la confiance en soi. Elle ne vient pas d’une autorité ou d’un savoir extérieur. La transmission est une grâce révélée, processus impersonnel qui est transmis sans la distance moi, l’autre. La création et la créature sont reliées, unifiées, consolées dans une émotion initiale, l’EMOTION PURE qui rassure et apaise les trois cerveaux et notre identité psychologique.

La connaissance de soi est une expérience simplifiante, naturelle, apaisante et libératrice, elle permet d’intégrer, d’incorporer d’assimiler une nouvelle communication avec les autres et le réel quotidien sans fausses craintes, peurs ou souffrances. Les vraies peurs, celles de l’instant, seront simplement des tremplins pédagogiques, des épreuves protectrices et une impensable joie de la puissance à exister.

Ce passage simple et sacré redécouvert, l’acte d’Etre « moi » - « Je suis cela ou « je » devient un geste de conscience incorporé ; alors la pensée culmine aux plus hauts degrés de notre évolution humaine, unifiant la partie au tout par des moments privilégiés de méta-poésie, de bonheur, de calme, de tranquillité, de plénitude et de simplicité absolue comme un parfum de sacré : la Béatitude

« Je suis simultanément, infiniment cela », dans une présence telle que l’on ne peut ni la perdre n’y s’en absenter », va prendre le relais des processus temporels en générant des nouvelles structures neuronales, atomiques et cosmiques

Ce chas de l’aiguille redécouvert, notre intelligence et notre amour s’en trouvent simplifiés. Ainsi le geste de la vivacité de l’instant initial où - le passé, présent et futur - sont réunis dans un seul geste, engendre l’émotion pure d’exister infiniment.

Il est alors simple de refaire ce geste initial d’instant présent s’incorporant dans notre vie personnelle, dans une présence glorieusement terrestre, paradis en chantier… où la nature existante a un parfum d’instant présent quand chaque seconde est fille d’ éternité.

jeudi 9 juin 2011

David Ciussi : l'éveil au quotidien..


Après une expérience d'ingénieur, David Ciussi, à la fois créateur d'entreprise et sculpteur, a vu sa vie s'éveiller dans sa 49ème année.
Tout en approfondissant son expérience d'un « réel vécu à la Source », il re-écrit « Rêve d'éveil », puis entreprend des conférences-entretiens et des séminaires en France et à l'étranger.
Il vit en région niçoise où il est Psycho-Gérontologue, Consultant en sciences humaines, chargé d'enseignement dans différentes facultés et Instituts Universitaires. Il donne aussi des formations dans le milieu médico-légal.
David n'a pas d'école. Il témoigne simplement et fait signe. Son style est simple, percutant, et d'une rare profondeur. Il nous surprend par ses jaillissements, ses rires et ses silences : expression authentique d'une profonde intuition et d'une présence face au mystère de la vie.
"Veiller n'est pas penser, veiller, c'est être...
                                                           Cet instant est votre seule vie, nul n'est absent "
En sa présence, fraîcheur et contagion ne s'expliquent pas, nous sommes immédiatement plongés au coeur de notre source pour devenir, à notre tour, le témoin lucide et lumineux de chaque instant de notre vie afin de réaliser notre vraie nature : notre dimension libre, permanente et sacrée. Il nous emmène sur la voie avec une complète lucidité et une vigilance totale à ce qui Est, à l'actuel, au possible et à l'immédiat, « Ici et maintenant ».
Exposés à ce témoin de notre origine, nos opinions et nos croyances conceptuelles vacillent. Il nous fait découvrir que, sous le langage pensé et parlé, il existe en chacun de nous un lieu de rencontre non conflictuel, non dépendant du regard de l'autre. En ce lieu de nous- même, vivent la délicatesse du coeur et l'étonnement d'être vivant au coeur du mystère. Aujourd'hui, son témoignage vivant, direct et concret jalonne la quête de la liberté présente en chaque être humain. David nous touche par sa bienveillance attentive, son exigence à la relation non évitée et sa dimension profondément humaine.
Je chemine en sa compagnie sur le chemin de l'Unicité depuis 2006...
Avec lui, je découvre un chemin de libération loin du confort des satsangs occidentaux dans lesquels on peut rester tranquillement assis face à "l'éveillé" de service, dans le confort douillet d'échanges dans lesquels on ne partage que ce qui nous est confortable, sans toucher à nos zones d'ombre et nos angles morts...
Avec David, on vit des expériences concrètes, physiques, quotidiennes, qui vont tout droit pointer au coeur de nos résistances, de ce que nous cherchons habituellement à éviter, de nos croyances, de nos adhérences intérieures... Point d'échappatoire sous le bleu de son regard, qui a à la fois l'acuité de l'aigle et la bienveillance de la mère pour son enfant...
Face à lui, je me dé-couvre enfin de toutes les apparences, je me rencontre, unifiée, au sein du miracle du divin jouant à être humain...

Vidéos de David Ciussi : cliquer ICI

Bibliographie de David Ciussi :
- Rêve d'Eveil, Editions Altess
- Pratiquer l'intant présent : chroniques, Editions EFPA et Soleil Levant
- Descente vers la rivière, Les petits livres de l'éveil
- La recherche spirituelle, Les petits livres de l'éveil
- Un voyage vers la liberté, Les petits livres de l'éveil
Il a également écrit dans les ouvrages collectifs suivants :
- Parfum de l'Un
- Connaissance de soi : perspectives non-duelles
- Dialogues with emerging spiritual teachers

Articles de David Ciussi :
David écrit depuis des années dans les revues :
- 3eme Millénaire
- Soleil Levant
- Vivre

Le site Internet de David Ciussi : cliquez ICI

Miraculeux !



Avez-vous été ému(e) des premiers gazouillis de votre enfant, ces moments magiques partagés avec lui. Aimez-vous fredonner et danser sur les premières comptines de votre enfance ?
Aimez-vous parler ? Aimez-vous, vous entendre parler, rire, chanter et même parfois bougonner ? Aimez-vous « la voix de la vie » qui se dissimule dans le chant des milliers d’oiseaux, des cigales, dans le cri des baleines, des cerfs…. dans cette diversité incroyable que nous offre le vivant, dans les mille et un bruits de votre vie quotidienne , l’aboiement du chien des voisins, les outardes dans un ciel de printemps et la voix rassurante de vos proches rentrant le soir à la maison.
Aimez-vous découvrir le secret de l’ordre caché du monde et de tout ce qui constitue notre univers !
Cent milliards de neurones vibrent et communiquent ensemble dans votre corps en une seconde pour que vous parliez, voyez, écoutez et entendez mais en êtes-vous conscients, savez-vous en profiter, en un mot : aimez-vous vivre
Notre corps est fabriqué depuis le big bang par les étoiles, les super-nova, les galaxies et les trous noirs disent les scientifiques dont Hubert Reeves….
Notre corps, et tout ce qui est visible, est constitué de particules, d’atomes et d’éléments chimiques… ils nous disent que la matière est ondulatoire et corpusculaire, cela signifie que la matière, c’est du son et de la lumière en même temps.
Les apparences sont-elles trompeuses…
Serions nous tous unis et réunis par un lien indivisible ? 
Serions-nous la même vibration, la même énergie, le même son, le même corps…
Les scientifiques ont découvert le son premier émis après le big bang, ce son est une vibration, une longueur d’onde lumineuse... Extraordinaire, toutes les étoiles ou planètes chantent et dansent…! Etonnant n’est-ce pas !
Notre vie humaine vient en droite ligne du big bang maintenant, puis maintenant, puis maintenant… Comme tout ce qui existe, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, matière et antimatière vibrent lumineusement dès l’apparition de l’incroyable et insensé mystère : l’existence, notre existence... C’est comme si une puissance créatrice vibratoire était en acte dans chaque particule, neurone, cellule… muscles, nerfs, dans l’air que nous respirons, pour donner la parole à la vie, à notre vie… Serions-nous à tel point miraculeux que nous ne le savons pas !!!
Ce qui vit, toute chose, se matérialise sous nos yeux tous les instants à travers toutes les formes… divin n ‘est-ce pas !!!
Serions-nous ce point de surgissement du divin se créant d’une façon infinie et illimitée, simultanément et partout en même temps, vibration continue issue du silence créant l’univers… Oui, inouïe et splendide expérience que de se reconnaître et naître de nouveau dans cette conscience de soi.
Oui, il est possible de faire l’expérience de soi sans perdre sa propre personnalité en agissant pleinement dans le monde et la société.
Agir, conduits et conducteurs de cette vibration initiale et permanente qui se perpétue à partir du principe divin en lui-même. Agir dans une action féconde et créatrice, source de toute liberté et d’apaisement, donnant une réponse nouvelle à la violence grâce à l’expérience spirituelle en lien avec la conscience corporelle.
Dans cette nouvelle voie, l’invitation est de faire l’expérience humaine de notre potentialité divine. Quotidiennement, cela signifie que votre conscience englobera vos paroles et votre écoute. Ces paroles ne seront plus réactives mais consolatrices et créatrices d’innocence joyeuse. Vos pensées seront la musicalité de la vie divine qui harmonisent la vie humaine et donnent la simplicité et l’intelligence face aux épreuves du quotidien.

jeudi 19 mai 2011

Méditation


Article paru dans le n°219 de la revue Recto-Verseau


Y a-t-il une façon de méditer ?

En vous promenant, êtes-vous «dans vos yeux, » les sens en éveil ?
Si oui, vous êtes en train de méditer.
Si vous pensez à vos préoccupations le long du chemin, ce n'est pas méditer.
Si, en écoutant quelqu'un, vous sentez votre silence et l'espace qui vous relie, vous êtes en train de méditer. Si vous n'écoutez pas car vous pensez à la réponse à donner ou à dire «c'est comme moi», ce n'est pas méditer.
Si vous utilisez des mantras, des prières, sans la joie intime et universelle d'exister, ce n'est pas méditer. Quelle que soit votre pratique, si vous êtes le spectateur vivant et émerveillé de la naissance des pensées, dans ce cas, vous méditez.
Méditer, c’est être présent à ce qui apparaît de nouveau ; c'est être ému du miracle d'exister infiniment dans la forme et la non forme, dans cette émotion pure qui ne meurt jamais, acceptant ce qui est agréable ou désagréable, point d'équilibre entre j'aime, j'aime pas.

Est-ce que la méditation ne risque pas de nous éloigner de notre réalité quotidienne ?

La réalité du quotidien avec ses lois relatives et relationnelles nous rattrapera si nous nous éloignons de l’esprit de la « méditation active » qui est d’être naissant au milieu de nos joies, de nos souffrances, sans attentes, croyances, projections, illusions ou fantasmes. Vivre le mouvement de la réalité quotidienne, c’est être le spectateur aimant de l’apparition de chaque évènement comme il se présente. Faites de vos journées de la méditation en actes. Pratiquez la pensée-action !
« Centré(e) », soyez le point de jonction où se crée le monde éternellement quotidien.

Faut-il avoir suivi un enseignement pour pouvoir pratiquer la méditation ?

Dans la voie progressive : oui. Le suivi et l’enseignant sont une aide temporaire jusqu’à la maturité méditative. La preuve de cette maturité se révèle dans la qualité relationnelle de communication avec les autres personnes. A ce stade, tous sont élèves de la vie sans identification à un rôle. Les outils pédagogiques s’inventent en direct entre l’enseignant et les élèves.
Dans la voie directe : chaque jour, chaque nuit, chaque pensée, parole, fleur, arbre, animal, humain et galaxie sont un enseignant qui nous mène à la méditation.

La méditation est-elle la solution pour amener la paix intérieure ainsi que dans le monde ?

Dans ce paradis en chantier dans lequel nous vivons, la seule paix sur laquelle nous pouvons avoir une influence réelle immédiate, c’est celle qui existe en nous à l’état naturel. Il est de notre responsabilité de la retrouver au sein de notre esprit par la méditation. Plonger d’une vie de surface, de doute et d’inquiétude dans le courant de la paix joyeuse et libre, aide à l’éveillance et au grandir de chaque être humain et du monde en même temps. Le monde n’est pas à l’extérieur de vous. Ayant réalisé cela, vous en devenez le serviteur. De cette vision s’ensemencent des graines fécondes pour tout l’environnement et la vie qui passe de formes en formes, de générations en générations.

Faut-il méditer tous les jours ?

Dans la voie progressive, l’initiation temporelle et méthodique est une aide ; mais surtout un principe naturel et inné est à redécouvrir, à réinventer, contenant le plaisir de méditer sur notre propre découverte. Où que vous alliez, c’est à votre propre découverte que vous allez. Quoi que vous fassiez, c’est à votre propre découverte que vous allez.
Dans la voie directe qui est une phase de maturité pédagogique, il n’y a plus d’assistance extérieure : lieu, horaire, phrase, son, postures, mantra…, tout est à l’intérieur et à l’extérieur simultanément. La méditation infinie et illimitée devient une pratique en permanence. 24h sur 24, vous êtes branché(e) sur « Radio Présence »… (rires)

jeudi 5 mai 2011

Le souvenir sain

Texte de David Ciussi
extrait du "Petit livre de l'éveil n°4 : La recherche spirituelle"


Ce que l’on a touché du bout de l’âme reste inscrit au plus profond d’un souvenir sain, celui d’être en unité avec tout ce qui est, où découvrir n’était pas apprendre…

Pourquoi chercherions-nous à retrouver le chemin perdu pour rentrer chez nous, dans cette intimité profonde, si nous n’en avions pas déjà le goût ?

Je cherche parce que je me souviens.

Qui n’a pas gardé le sentiment simple d’être « en entier » dans les souvenirs sains et inaltérables de son enfance : la senteur douce et sucrée des fleurs de glycine s’exhalant sur les murs décrépis de l’école, le parfum du lilas dans le jardin de votre grand-mère ?

Vous souvenez-vous du plaisir de la découverte, instant simple où tout était suspendu, coïncidence fulgurante de notre âme rejoignant l’indicible beauté du tout… précieux et toujours uniques moments où le temps « se semait » en rendez-vous intimes, effleurements d’instants simples…

Vous souvenez-vous comme, posé sur les ailes du papillon voletant d’un endroit à l’autre, notre présence était légère. Tout était relié et cousu ensemble. Le temps et l’espace n’existaient pas encore et les mots n’étaient pas encore nés pour séparer les choses.

L’expérience d’unité est la plus naturelle qui soit et nous en gardons une nostalgie qui nous pousse à la retrouver.

Aussi recherchons-nous toute notre vie ce sentiment intime du déjà vécu, où il ne manquait rien.

vendredi 25 mars 2011

Différent ou transparent ?

Article de David Ciussi
paru dans le n°183 du magazine "Soleil Levant"

Êtes-vous transparent pour vous-même ou craignez-vous votre différence ?

Essayons de nous connaître avec bienveillance et lucidité de façon à fluidifier notre corps, à ouvrir infiniment notre cœur et enlever toute impression de fardeau à notre âme. Cette connaissance sincère prévient somatisations, souffrances, donne un sommeil paisible et libère la créativité dans l'action. C'est vivre l'instant présent.

Transparent signifie nous connaître dans toutes nos différentes facettes comportementales sans rien dissimuler ou occulter, sans indifférence passive ou active.
Transparent, c'est faire la distinction entre nos peurs réelles qui sont pédagogiques et les peurs imaginaires qui alimentent la peur de soi.
Transparent, c'est aussi connaître notre soif de vérité, de courage, de modestie, de loyauté et d'intelligence émotionnelle, c'est reconnaître combien nous avons besoin des autres pour nous unifier aux beautés de l'expérience miraculeuse d'exister comme humain.
Elle se construit par une reconnaissance réciproque avec les autres sans distinction de culture et d'apparence extérieure. Elle donne naturellement l'affection, la bonté, la générosité, la tolérance, le respect.

Connaissons nous nos contradictions, nos différentes postures intérieures et extérieures ?
Explorons quelques pistes pour une plus simple connaissance de soi visant l'accès à la liberté et à la joie illimitée qui est donnée comme potentiel à chaque vie humaine...

- Avez-vous l'impression d'un manque de liberté ou un besoin de plus de reconnaissance ?
- Avez-vous besoin d'être encouragé ou avez-vous besoin d'être stimulé ?
- Vous sentez vous dirigé, contrôlé, menacé, puni... ou blindé, désabusé, fatigué, soumis ?
- Avez-vous l'impression que l'on ne respecte pas vos choix ou préférez-vous donner des ordres ?
- Réagissez-vous à la moindre contrariété face à un « autre » ou faites-vous un « câlin-parole » ou un signe affectueux avant toute discussion ?
- Êtes-vous généreux de vos « paroles-sourires » ou parlez-vous pour vous défendre ?
- Avez-vous remarqué qu'il est bon de rendre service (à sa mesure) ou préférez-vous garder ou espérer que l'on vous donne ?
- Avez-vous une bonne relation avec votre corps ou le critiquez-vous ?
- Êtes-vous curieux ou blasé, émotionnel ou explicatif, sérieux ou comique, pédagogique ou réactif, spectateur de votre vie ou acteur identifié à son rôle ?

En nous interrogeant avec humour et sincérité, nous prenons la chance de ne plus être mécaniques mais présents, conscients de nos fonctionnements de surface pour ne pas nous réchauffer entre victimes plaintives ou réactives...
La reconnaissance réciproque demande une intention du cœur, des mots choisis, la patience pédagogique d'apprendre des autres...

La richesse de la différence est à l'origine de la variété des espèces,
Avez-vous remarqué les différents chants et plumages colorés des oiseaux ?
Avez-vous observé comme la robe des animaux de la jungle se fond dans leur environnement en imitant la savane ?
Avez-vous plongé dans les coraux les yeux admiratifs devant le défilé de couleurs et de formes les plus extra¬ordinaires les unes des autres ?

Si vous êtes curieux, amusé d'être différent, c'est que l'étonnement et le plaisir de découvrir les autres est bien vivant en vous...
Cette différence deviendra une valeur unificatrice avec ce qu'il y a de vrai en vous et les autres : la capacité d'englober la ressemblance dans une fraternité spirituelle qui est une soif intense et sincère de vivre ensemble et surtout d'aimer vivre la vérité.

mercredi 23 février 2011

L'éveil et la pratique au quotidien

Vidéos de David Ciussi

L'éveil et la pratique au quotidien


Etre ou penser être


Etre aussi la vie universelle

jeudi 10 février 2011

Réflexions sur l'Eveil

par David Ciussi
Propos recueillis par A. M., Docteur en Anthropologie, le 22-07-01
André : Et pour toi David, l'éveil, ça s'est passé comment ?

David : La conjugaison d'une myriade d'expériences spirituelles personnelles, intimes, m'ont peu à peu conduit à une lecture transparente du monde. J'étais alors considéré par mes pairs, comme un être libre mais cet état, empreint d'une certaine félicité permanente, n'était néanmoins toujours pas l'éveil.

Cette lumineuse lecture du réel s'est habillée de différentes terminologies selon les époques ou traditions : Samadhi, illumination, béatitude, mais toutes ont en commun la découverte révélée du « geste des gestes » de conscience. Ce geste suprême, primordial (dans le sens reflet du Un avant la première dualité) considère la multiplicité des perceptions intuitives du réel. Il ne s'agit pas d'entendre seulement la découverte des aspects les plus fins du monde qui nous entoure par les cinq sens dont nous disposons ; c'est aussi une entrée en relation totale et non séparée avec tout ce qui est.

Ce processus conscient, permanent et intelligible s'est actualisé au coeur de la nuit profonde. Je suis passé du chercheur perdu à l'explorateur émerveillé dans une qualité de référence et de présence à jamais égalée.
Avant, le miroir était brisé et chaque morceau reflétait une partie incomplète, « du tout entier ». Après, tous ces fractionnements se sont unifiés. Le Principe Universel de la métamorphose était alors incarné dans une âme individuelle.

« Je suis la chenille et le papillon »

Cet état de grâce ultime ne m'a pas été asséné par surprise. Il s'est plutôt infiltré inexorablement en moi au fil de mes années d'exploration pour me submerger soudain. Je peux dès lors mieux sentir l'extraordinaire paradoxe de Dieu, Un et multiple à la fois. Je peux également vivre au coeur de mes cellules la présence de cette lumineuse intemporalité qui relativise en permanence la multiplicité apparente du monde.

Ce geste des gestes m'a entraîné au coeur de la partie plus profonde de mon être. Sans comprendre le mystère de la vie, je suis alors entré en résonance avec lui, devenant à mon tour, mystère vivant, vivant ! Car l'éveil à cette conscience (ou à ce « corps intemporel et insituable ») a radicalement changé mon point de référence subjectif. Des transformations de type « spirituelles » sont intervenues.

Pour simplifier et rendre accessible mon propos, nous allons prendre comme exemple le développement de notre processus d'apprentissage, qui utilise des symboles comme intermédiaires pour nous comprendre et inter-agir avec le monde.

Lors du processus d'apprentissage de notre langue, les sons (l'alphabet) assemblés d'une certaine façon, sont devenus des mots-choses. Exemple : P O M M E .

Ce sont des signes sonores abstraits (longueur d'onde) qui représentent une forme de réalité convenue. "Pomme". Le son pomme, n'est pas à confondre avec une vraie pomme. Le symbole son n'est pas la chose. Pouvons-nous goûter le son ?, le toucher ? Le son n'est pas la chose concrète. L'addition des sons, par la pensée mentale, n'est pas la chose. Pour écrire et lire, nous utilisons des signes symboles : a b c d... ou pomme.

Pour nous comprendre et interagir avec l'univers qui nous entoure, nous avons inventé des symboles, "unités de mesure " pour comparer l'espace en km, mètre, etc. et des unités de temps, les heures, les minutes, etc. pour mesurer la temporalité, ainsi que le mouvement. Ces symboles conceptuels convenus par tous servent à communiquer entre nous. Ils sont le ciment de nos relations et les garants de notre interprétation du monde.


Au niveau de la conscience pure, il existe aussi des symboles purs qui sont les garants de la connaissance pure, particules élémentaires vues seulement par les yeux de l'âme, poésie pure que seuls ces éléments d'origine spirituelle peuvent écrire. Ils écrivent l'existence pure, « mon essence spirituelle et universelle. »
Pour que ces symboles puissent s'offrir à la connaissance pure, ils doivent devenir « lisibles » par les yeux de mon âme, scintillements premiers reflétant la métamorphose des qualités sensibles en créatures sensibles, qualités vivantes écrivant l'inexprimable, l'insaisissable d'avant les langues humaines.

Ces « êtres-qualités spirituelles » primordiaux ont aussi un visage et un langage (transfiguration).

Quelle beauté sublime ! Alphabet et visages purs de notre origine sacrée. Énergie originelle, naissance antérieure à la mort, intelligence de la vie écrivant sa partition, signes vivants de l'alliance Créateur-créature ( Moïse, les tables de la Loi).
C'est un alphabet secret et sacré composé de signes symboliques primordiaux, écrivant le sens conscience au coeur de la connaissance pure.

Ainsi,"le Verbe se fait chair."

La connaissance pure est cette intelligence intuitive se reconnaissant au coeur de mon âme individuelle, connaissance fluide, observatrice et immobile, unissant le point d'équilibre à son mystère, instant précieux contenant l'éternel sans frontière.
C'est dans cet intervalle conscient que la semence de la naissance éternelle est déposée.
Alors, naissant au monde naissant, je suis conscience avant de penser et toute chose est ma substance. Je suis cette qualité insaisissable de silence dans l'étonnement d'être vivant, « moi personnellement impersonnel ». C'est dans cette qualité entre deux pensées que le silence «pollènise» « l'étonnement de vivre », jaillissement de l'instant présent naissant ici et maintenant. Ici se trouve inscrite mon existence, genèse de toutes les espèces.
Ici, il n'y a pas de questionnement, il y a de l'existence : « je suis cela ». C'est le processus d'être conscient des merveilles de l'être, en vivant au coeur de la métamorphose.

En tant que relais, « je suis un et multiple à la première personne ».

Animé par la vibration de l'univers " je suis cela et je ne suis pas cela en même temps ", je suis antérieur aux concepts, aux croyances et, par cette incarnation, je continue le processus d'apprentissage de cette pédagogie inouïe... »

Je m'étais oublié, alors j'ai inventé "l'apprenti-sage" et le rire,
pour me reconnaître et m'aimer.

Tout est en évolution, rien n'est pas définitivement figé.

André : Mais alors pourquoi faire quelque chose puisque tout se fait ?

David : Ce n'est pas parce que cette grâce est un mystère impensable, qu'il faut rester prisonnier de cette limite.

Dépasser l'inertie mentale du processus de l'erreur qui répète ses limites, est le grand défi de l'adaptation. Suivre consciemment le courant, l'évolution, est le chemin sacré qui conduit au coeur de la libération. Trouver cette stratégie d'équilibre cachée dans le mystère, demande du courage et une grande honnêteté.

Lorsque s'éveille en nous cette impulsion simple qui participe à l'équilibre du tout, une sincérité mystérieuse s'installe précieusement au fond de vous. C'est la naissance de l'esprit de la découverte. Se ressentir modeste, fragile et assoiffé de grâce, est une formidable force guidée par une délicatesse joyeuse.
Oser explorer les limites de son territoire et dépasser ses peurs pour s'en affranchir, plutôt que de construire des forteresses mentales pour se donner l'illusion d'agir, est une activité consciente de la grâce. L'espoir que la grâce va descendre du ciel, comme un parachutage de nourriture, alimente le rêve du mendiant...
L'activité de la pensée mentale n'est pas à confondre avec le voeu de notre âme et le sens de notre destinée humaine.

Tout est amour et source de mouvement dans l'univers. Toute source offre la fraîcheur et la compassion active à celui qui sait s'agenouiller et en apprécier l'émerveillement.
Lors de l'éveil, j'ai pu contempler le sublime et le caché de toute chose, télescopage prodigieux où le passé et le futur sont les deux bras du Créateur protégeant sa Créature, ici et « main-tenant ».

Notre humanité est jeune et naissante. Nous sommes à l'âge de pierre dans la découverte de ce mystère impensable qui illumine le coeur nos âmes. Il est primordial de s'éclairer à la lumière du soleil qui donne naissance à la naissance et au soleil.

Chaque être humain est cette sentinelle et étincelle de la grâce. La connaissance de soi, doit être une démarche active vers la découverte de cet infini qui nous habite. Cette vigilance doit rester dynamique, entière et naissante ; elle doit veiller, veillant, comme la mère veille sur son Enfant.

Veiller n'est pas penser, veiller, c'est être...
"Cet instant est votre seule vie, nul n'est absent "