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mercredi 22 juin 2011

Mélopée

Extrait de « L'urgence d'être » de David Deida


La mélopée est à mi-chemin entre la parole et le chant.
Dites le son « A » avec la voix que vous avez normalement quand vous parlez.
Maintenant, chantez ce même son.
Vous allez ressentir une différence.
La mélopée consiste à chanter avec la voix que vous avez quand vous parlez.
À chaque expiration, psalmodiez ce « A » pendant environ cinq minutes.
Sentez-le se propager vers l'extérieur, imprégner l'espace et s'y dissoudre.
Ensuite, modulez ce son.
Pour cela, modifiez la position de vos lèvres, langue et mâchoires.
Enfin, laissez ce « A » donner forme à des mots.
Tous les mots sont des modifications d'un son universel, des modulations de ce « A » qui imprègne l'espace.
Psalmodier vous permet d'ouvrir l'espace d'amour dans votre cœur.
Chargée de dévotion, la parole module le son « A », de sorte que chaque mot sorti de votre bouche véhicule l'amour, espace ouvert et infini.
Psalmodiez « A » jusqu'à ce que vous sentiez votre cœur ouvert, le son de l'amour "qui se propage vers l'extérieur, offert à tous, et même au-delà.
Sentez maintenant comment les mots se forment, telles des vagues dans l'immensité de l'amour.
« A » est l'ouverture d'amour. Les mots en sont la manifestation concrète.
Pendant que vous parlez, soyez conscient de chaque mot et du « A » universel, ce son-amour, dont il est une modulation.
Ressentez ce « A » en tant qu'amour ouvert.
Prononcez tous les mots comme des formes façonnées par votre langue, depuis l'ouverture que représente la dévotion de votre cœur.
Chargée de dévotion, la parole module le son « A », de sorte que chaque mot sorti de votre bouche véhicule l'amour, espace ouvert et infini.

Pour en découvrir plus sur le chant du coeur, cliquez ICI

jeudi 2 juin 2011

Radio conscience

Extrait de « L'urgence d'être » de David Deida


Pendant que vous écoutez la radio, essayez de localiser où vous entendez le son.
Vous pouvez penser « le son est à l'intérieur de ma tête ».
Mais vous ne pouvez pas réellement percevoir une frontière à la limite de votre crâne, n'est-ce pas ?
Quand vous entendez, le son se produit dans un espace qui n'a pas de frontières spécifiques.
Où est cet espace au sein duquel le son apparaît ?
Où avez-vous le sentiment qu'il se trouve ?
Entendre, c'est être conscient d'un son.
L'espace sonore est identique à l'espace qui est conscient du son.
Conscience et espace sont une seule et même ouverture.
Toutes les sensations - olfactives, tactiles, visuelles, gustatives et auditives - vont et viennent, mais l'espace potentiel au sein duquel elles se produisent est une ouverture omniprésente.
La nuit, les rêves apparaissent et disparaissent dans cet espace, de même que la musique à la radio et tout ce que vous expérimentez à l'instant même.

Quand vous écoutez la radio, avez-vous remarqué que vous ne ressentez nullement les limites de votre tête ? Qu'expérimentez-vous directement ?
Au-dessus de vos épaules, vous êtes largement ouvert !

Là où devrait se trouver votre tête, au-dessus de vos épaules, il y a ouverture.
Si vous regardez vers le bas, tout votre corps apparaît dans l'espace-conscience de cette ouverture. En fait, vos épaules, elles aussi, sont à l'intérieur de cette ouverture et non pas en dessous.

Mais ne pensez pas à tout cela.
Percevez directement ce qui est au-dessus de vos épaules.
De quoi avez-vous conscience ?
D'une boîte en os avec des trous à travers lesquels vous observez ?
Ou d'une ouverture sans limite au sein de laquelle tout apparaît ?
C'est peut-être la première fois de votre vie que vous prenez directement conscience de ce qui se trouve au-dessus de vos épaules, alors, s'il vous plaît, faites-en l'expérience.

Cette ouverture, ce lieu où tout se produit, qui semble au-dessus de vos épaules, est en réalité ancrée dans la dimension sensible de votre cœur.
Elle est semblable aux bulles des bandes dessinées qui contiennent les paroles d'un personnage.
À une différence près : contrairement à la plupart des BD, ces propos ne proviennent pas des lèvres mais directement du cœur.

Dans votre cas, cette bulle-ouverture est sans limites.
Tout ce que vous expérimentez se produit en son sein.
Bien que l'ouverture semble être un espace situé au-dessus de vos épaules, sa source réside dans votre cœur.

C'est la raison pour laquelle ce que vous entendez à la radio - tout ce que vous expérimentez - touche votre cœur. Soyez l'ouverture que vous êtes ; tout et tout le monde touchent votre cœur. Le lieu où toutes les expériences possibles apparaissent est l'espace ouvert et sensible de votre cœur, empli de perceptions et qui semble flotter au-dessus de vos épaules.
Rien ni personne n'est séparé de cette faculté de votre cœur à ressentir.
Cette ouverture sensible est l'espace dans lequel vous entendez la radio, pensez, rêvez, et où ces mots apparaissent maintenant.
Prenez conscience de cette ouverture, là où devrait se trouver votre tête, et de ces mots « je vous aime » qui apparaissent maintenant et touchent instantanément votre cœur.

mardi 24 mai 2011

Testez l'éveil maintenant !

Extrait de « L'urgence d'être » de David Deida

Imaginez que vous êtes victime d'un accident de voiture.
L'acier vous a déchiqueté et vous restez étendu sur la chaussée dans une mare de sang.
Imaginez-vous en train de dormir dans un lit douillet, puis mutilé dans un accident de voiture.
Le bien-être et la souffrance que vous ressentez alternativement ont une même origine qui se situe au niveau de la pensée.
Qu'est-ce que cela signifie ?
Comment découvrir la cause de votre souffrance et la source d'un vrai bonheur ? 
Qu'est-ce que tout cela a à voir avec un accident de voiture ou un lit ?
Pour connaître la réponse, faites l'expérience suivante.
Passez d'une sensation à l'autre : détendu, allongé dans un grand lit douillet ; mutilé, étendu dans une mare de sang. Représentez-vous les deux situations et ressentez-les l'une après l'autre. Encore et encore. Voyez clairement ces images et vivez-les avec intensité. Corps mutilé. Lit douillet.
Maintenant, en un instant, prenez conscience de ce « vous » capable d'expérimenter ces deux images qui n'étaient que l'objet de votre attention. Vous êtes cette capacité à ressentir.
Cet espace ouvert et sensible, conscient du mouvement de votre attention entre ces deux images, voilà ce que vous êtes en vérité.
Vous êtes l'espace où les images se produisent, où l'attention évolue entre un corps déchiqueté et un lit douillet. Les images changent, mais l'espace ouvert que vous êtes est toujours et invariablement prêt à ressentir.
L'éveil immédiat consiste à se détendre et à s'ouvrir en tant que capacité à ressentir, indépendamment de l'image qui apparaît à l'instant. Vous êtes alors libre de ressentir, quoi qu'il se passe, et d'agir en tant qu'amour.
Oubliez cet espace ouvert et sensible, ne serait-ce qu'une fraction de seconde, et vous serez à nouveau prisonnier. Souvenez-vous que vous êtes cet espace et vous découvrirez instantanément que l'amour agit spontanément, sans être entravé par le scénario actuel de votre vie.
Ne croyez pas un mot de ce qui vient d'être dit !
Découvrez ce qui pour vous est vrai quand vous faites cet exercice.
Voyez si vous changez avec la situation ou si vous êtes bien cet espace au sein duquel l'image apparaît, cette ouverture qui ressent les changements.
Testez l'éveil maintenant. 
Corps déchiqueté. Lit douillet. Les images sont différentes
Dans quel espace la lumière de votre imagination brille-t-elle ?
L'espace ouvert et sensible que vous êtes a-t-il changé quelque peu ?